Lundi 21 septembre 2009
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http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/34-c…
Pas besoin d’aller bien loin, avant de critiquer les autres il faut balayer devant sa porte, en France les conditions de vie restent précaires pour deux millions d’enfants.
- deux millions d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté selon les critères européens
- 450 000 enfants aidés par l’Aide Sociale à l’Enfance
- 4 000 à 6 000 mineurs étrangers isolés en métropole. La priorité devrait être d’accueillir et d’encadrer éducativement ces jeunes qui ont entre 10 et 20 ans, avant qu’ils ne sombrent dans l’errance ou qu’ils ne tombent entre les mains de réseaux de délinquance et de prostitution
- 270 000 enfants protégés par l’Aide Sociale à l’Enfance pour cause de danger ou de risque de danger dans leur milieu familial.
- Les enfants en situation de handicap sont encore environ 30 000 à ne pas être scolarisés, et souvent la scolarisation ne représente que quelques heures d’école par semaine.
Chaque année, 95 000 enfants sont signalés comme enfants en danger de maltraitance, dont 19 000 sont réellement maltraités (chiffres ODAS 2005) et ces chiffres augmentent d'année en année d'environ mille enfants signalés comme étant en danger.
•2 enfants en meurent chaque jour
•Un enfant sur dix endure des violences sexuelles.
Les droits des minorités :
La France a émis une réserve au sujet de l'article 30 de la Convention relative aux droits de l'enfant. En effet en appui sur l'article 2 de la constitution française, les législateurs estiment que les minorités vivant en France ne peuvent pratiquer leur culture. C'est le principe de souveraineté qui est mis en avant.
La situation des enfants handicapés :
La loi l’affirme : les enfants handicapés doivent être accueillis dans un établissement, spécialisé ou non, proche de chez eux. Ce beau principe posé, rien ne suit. Pour quelques enfants intégrés, des centaines d’autres sont rejetés. Tous les parents le disent, c’est le royaume du système D et de la débrouille.
L’obligation de scolariser les enfants handicapés a été réaffirmée par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Mais, par manque de personnel et faute d’accessibilité des locaux, les portes de l’école sont encore souvent fermées pour les plus handicapés (autistes, polyhandicapés).
Un quart de ces enfants ne sont pas scolarisés. Ce pourcentage atteint 94 % en cas de polyhandicap et 78 % quand le retard mental est sévère. Quant à l’accès aux établissements spécialisés, il relève d’un véritable parcours du combattant.
Selon l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), il manquerait 10 000 places.
La prise en charge reste du ressort des familles, et surtout des mères, qui, au quotidien, suppléent aux carences de l’État. Cet investissement les oblige à quitter le marché de l’emploi et à sacrifier toute activité personnelle. Pour la famille, c’est renoncer aux loisirs, aux vacances avec les frères et sœurs.
L’isolement, le stress, la dépression parfois qu’entraînent toutes ces difficultés font que beaucoup de couples n’y résistent pas. Tout devient en outre plus compliqué avec l’âge, car les parents vieillissent eux aussi. Alors le système D prévaut. Par défaut, des centaines de familles sont contraintes de confier leur enfant à des instituts étrangers, notamment en Belgique. Une situation honteuse pour un pays développé comme la France. Au point que certains parlent de « déportation » des enfants autistes. D’autres tentent de s’organiser en créant des structures.
Si la loi du 12 février 2005, puis la Conférence de la famille 2006 ont pris ce problème en considération, si des outils législatifs existent, le décor est planté, mais la loi n’est que la loi. Il faut maintenant veiller à ce qu’elle soit effectivement appliquée.
Les inégalités entre les régions, départements et communes :
La décentralisation accorde des prérogatives aux régions, aux départements et aux communes notamment en matière d'aide sociale. Chacun d'entres eux ne consent pas les mêmes efforts ce qui créer des inégalités dans le traitement des problèmes sociaux.
Le droit de l'enfant à connaître ses origines :
En effet la procédure dite d'accouchement sous X est en contradiction avec la Convention des droits de l'enfant.(voir la page consacrée à cette question).
L'absence de protection pour les mineurs étrangers isolés :
Ainsi, si depuis la fin des années 90, la dénomination de Mineur Etranger non Accompagné est encore usitée notamment en Europe, le terme de mineur isolé étranger est aujourd’hui plus couramment employé et désigne une situation 10 % des accueils de l’aide sociale parisienne concerne des mineurs étrangers isolés en provenance, principalement, des pays de l’Est. La priorité devrait être d’accueillir et d’encadrer éducativement ces jeunes qui ont entre 10 et 20 ans, avant qu’ils ne sombrent dans l’errance ou qu’ils ne tombent entre les mains de réseaux de délinquance et de prostitution. Ensuite, sauf contre-indication manifeste, l’objectif souhaitable semble devoir être de leur assurer un retour « digne et heureux » vers le pays d’origine, dans leur famille. Pour mener à bien ce processus, il faudrait des moyens qui sont encore insuffisants, malgré les efforts d’équipes de la prévention spécialisée et quelques innovations comme le lieu d’accueil et d’orientation de Taverny. La vie dans la rue, dans des lieux d’hébergements précaires parfois chez des adultes inconnus ou dans des ateliers clandestins sont autant facteurs de danger pour ces enfants.
Les enfants des rues :
Selon une étude de l'observatoire du Samu social (115) de Paris les demandes d'urgence concernant des femmes auprès du 115 en 2006 ont augmentés de 161% par rapport à 1999.
4 354 femmes ont fait appel au 115 et 787 ont été rencontrées par les équipes mobiles de nuit. Elles sont 19 % à être accompagnées d'enfants ! Autre exemple à Marseille : chassés par les guerres, les persécutions ou la misère, 3 000 enfants arrivent seuls chaque année en France principalement sur le port de Marseille, ces enfants errent en haut de la Cannebière. On estime aujourd’hui à 40 000 le nombre d’enfants livrés à eux-mêmes. Chiffre en nette augmentation provoqué par les flux migratoires venant des pays de l’est et notamment des minorités Tziganes Roumaines. Il n’est plus rare aujourd’hui (bien que cela soit interdit par la législation française) de voir de très jeunes enfants proposer leurs services à certains carrefours de nos grandes villes ; pour le nettoyage des pares brises des voitures ou bien encore mendier dans les rues. La question des enlèvements internationaux d'enfants reste cruciale dans notre pays. Il faut insister sur le fait qu'un enlèvement parental est une violence faite à l'enfant, un acte de maltraitance. Il place l'enfant en position d'objet et les conséquences en sont lourdes.
D'autres points sur lesquels de gros efforts restent à faire :
Pointés par un récent rapport du Haut commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies des problèmes subsistent en France :
La situation des enfants étrangers dans les zones d'attentes,
La législation et la pratique en matière d'arrestation et de détention de mineurs.
L'augmentation constante de la violence, de la délinquance et des enfants victimes de racket et la pratique de jeux dangereux voire mortels.
Des efforts restent à fournir également en matière de lutte contre la maltraitance
La présence en augmentation d'enfants prostitué(es),
La mise en place des nouvelles lois qui remettent gravement en cause l'ordonnance de 1945. Pour rappel elle privilégie la prévention et l'éducation au lieu de la répression.
D'autre part, un certain nombre d'autres faits ont été relevés :
La baisse de fréquentation des restaurants scolaires, conséquence des difficultés financières des familles. Le phénomène est particulièrement vif dans les collèges et lycées.
La discrimination dont sont victimes certains enfants du fait de leur origine.
Les conditions de logement parfois difficiles pour certaines familles (insalubrité, saturnisme...)
Le retour du travail des enfants notamment ceux issus des minorités (Tsiganes par exemple).
La législation sur l'apprentissage pas toujours respectée.
La question des enlèvements internationaux d'enfants reste cruciale dans notre pays. Il faut insister sur le fait qu'un enlèvement parental est une violence faite à l'enfant, un acte de maltraitance. Il place l'enfant en position d'objet et les conséquences en sont lourdes.
Note perso : et que trouve notre Gouvernement de mieux à faire ?.....Supprimer la fonction du défenseur des droits de l'enfant.... C'est scandaleux ! Il ne faut pas confondre la fonction et la personne. Le gouvernement, dans le rapport ci-dessus de l'ONU, accusé d'enfermer des enfants dans des centres de rétention pour étrangers, de ne pas accorder le droit à la scolarisation de nombreux enfants en situation de handicap ect ect....., trouve quoi comme solution ? Supprimer des voies de recours... absolument tyrannesque et navrant. Dans une entreprise quand un employé ne fait pas l'affaire on le convie à prendre la porte, on ne ferme pas l'entreprise.
Pas besoin d’aller bien loin, avant de critiquer les autres il faut balayer devant sa porte, en France les conditions de vie restent précaires pour deux millions d’enfants.
- deux millions d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté selon les critères européens
- 450 000 enfants aidés par l’Aide Sociale à l’Enfance
- 4 000 à 6 000 mineurs étrangers isolés en métropole. La priorité devrait être d’accueillir et d’encadrer éducativement ces jeunes qui ont entre 10 et 20 ans, avant qu’ils ne sombrent dans l’errance ou qu’ils ne tombent entre les mains de réseaux de délinquance et de prostitution
- 270 000 enfants protégés par l’Aide Sociale à l’Enfance pour cause de danger ou de risque de danger dans leur milieu familial.
- Les enfants en situation de handicap sont encore environ 30 000 à ne pas être scolarisés, et souvent la scolarisation ne représente que quelques heures d’école par semaine.
Chaque année, 95 000 enfants sont signalés comme enfants en danger de maltraitance, dont 19 000 sont réellement maltraités (chiffres ODAS 2005) et ces chiffres augmentent d'année en année d'environ mille enfants signalés comme étant en danger.
•2 enfants en meurent chaque jour
•Un enfant sur dix endure des violences sexuelles.
Les droits des minorités :
La France a émis une réserve au sujet de l'article 30 de la Convention relative aux droits de l'enfant. En effet en appui sur l'article 2 de la constitution française, les législateurs estiment que les minorités vivant en France ne peuvent pratiquer leur culture. C'est le principe de souveraineté qui est mis en avant.
La situation des enfants handicapés :
La loi l’affirme : les enfants handicapés doivent être accueillis dans un établissement, spécialisé ou non, proche de chez eux. Ce beau principe posé, rien ne suit. Pour quelques enfants intégrés, des centaines d’autres sont rejetés. Tous les parents le disent, c’est le royaume du système D et de la débrouille.
L’obligation de scolariser les enfants handicapés a été réaffirmée par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Mais, par manque de personnel et faute d’accessibilité des locaux, les portes de l’école sont encore souvent fermées pour les plus handicapés (autistes, polyhandicapés).
Un quart de ces enfants ne sont pas scolarisés. Ce pourcentage atteint 94 % en cas de polyhandicap et 78 % quand le retard mental est sévère. Quant à l’accès aux établissements spécialisés, il relève d’un véritable parcours du combattant.
Selon l’Union nationale des associations de parents de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei), il manquerait 10 000 places.
La prise en charge reste du ressort des familles, et surtout des mères, qui, au quotidien, suppléent aux carences de l’État. Cet investissement les oblige à quitter le marché de l’emploi et à sacrifier toute activité personnelle. Pour la famille, c’est renoncer aux loisirs, aux vacances avec les frères et sœurs.
L’isolement, le stress, la dépression parfois qu’entraînent toutes ces difficultés font que beaucoup de couples n’y résistent pas. Tout devient en outre plus compliqué avec l’âge, car les parents vieillissent eux aussi. Alors le système D prévaut. Par défaut, des centaines de familles sont contraintes de confier leur enfant à des instituts étrangers, notamment en Belgique. Une situation honteuse pour un pays développé comme la France. Au point que certains parlent de « déportation » des enfants autistes. D’autres tentent de s’organiser en créant des structures.
Si la loi du 12 février 2005, puis la Conférence de la famille 2006 ont pris ce problème en considération, si des outils législatifs existent, le décor est planté, mais la loi n’est que la loi. Il faut maintenant veiller à ce qu’elle soit effectivement appliquée.
Les inégalités entre les régions, départements et communes :
La décentralisation accorde des prérogatives aux régions, aux départements et aux communes notamment en matière d'aide sociale. Chacun d'entres eux ne consent pas les mêmes efforts ce qui créer des inégalités dans le traitement des problèmes sociaux.
Le droit de l'enfant à connaître ses origines :
En effet la procédure dite d'accouchement sous X est en contradiction avec la Convention des droits de l'enfant.(voir la page consacrée à cette question).
L'absence de protection pour les mineurs étrangers isolés :
Ainsi, si depuis la fin des années 90, la dénomination de Mineur Etranger non Accompagné est encore usitée notamment en Europe, le terme de mineur isolé étranger est aujourd’hui plus couramment employé et désigne une situation 10 % des accueils de l’aide sociale parisienne concerne des mineurs étrangers isolés en provenance, principalement, des pays de l’Est. La priorité devrait être d’accueillir et d’encadrer éducativement ces jeunes qui ont entre 10 et 20 ans, avant qu’ils ne sombrent dans l’errance ou qu’ils ne tombent entre les mains de réseaux de délinquance et de prostitution. Ensuite, sauf contre-indication manifeste, l’objectif souhaitable semble devoir être de leur assurer un retour « digne et heureux » vers le pays d’origine, dans leur famille. Pour mener à bien ce processus, il faudrait des moyens qui sont encore insuffisants, malgré les efforts d’équipes de la prévention spécialisée et quelques innovations comme le lieu d’accueil et d’orientation de Taverny. La vie dans la rue, dans des lieux d’hébergements précaires parfois chez des adultes inconnus ou dans des ateliers clandestins sont autant facteurs de danger pour ces enfants.
Les enfants des rues :
Selon une étude de l'observatoire du Samu social (115) de Paris les demandes d'urgence concernant des femmes auprès du 115 en 2006 ont augmentés de 161% par rapport à 1999.
4 354 femmes ont fait appel au 115 et 787 ont été rencontrées par les équipes mobiles de nuit. Elles sont 19 % à être accompagnées d'enfants ! Autre exemple à Marseille : chassés par les guerres, les persécutions ou la misère, 3 000 enfants arrivent seuls chaque année en France principalement sur le port de Marseille, ces enfants errent en haut de la Cannebière. On estime aujourd’hui à 40 000 le nombre d’enfants livrés à eux-mêmes. Chiffre en nette augmentation provoqué par les flux migratoires venant des pays de l’est et notamment des minorités Tziganes Roumaines. Il n’est plus rare aujourd’hui (bien que cela soit interdit par la législation française) de voir de très jeunes enfants proposer leurs services à certains carrefours de nos grandes villes ; pour le nettoyage des pares brises des voitures ou bien encore mendier dans les rues. La question des enlèvements internationaux d'enfants reste cruciale dans notre pays. Il faut insister sur le fait qu'un enlèvement parental est une violence faite à l'enfant, un acte de maltraitance. Il place l'enfant en position d'objet et les conséquences en sont lourdes.
D'autres points sur lesquels de gros efforts restent à faire :
Pointés par un récent rapport du Haut commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies des problèmes subsistent en France :
La situation des enfants étrangers dans les zones d'attentes,
La législation et la pratique en matière d'arrestation et de détention de mineurs.
L'augmentation constante de la violence, de la délinquance et des enfants victimes de racket et la pratique de jeux dangereux voire mortels.
Des efforts restent à fournir également en matière de lutte contre la maltraitance
La présence en augmentation d'enfants prostitué(es),
La mise en place des nouvelles lois qui remettent gravement en cause l'ordonnance de 1945. Pour rappel elle privilégie la prévention et l'éducation au lieu de la répression.
D'autre part, un certain nombre d'autres faits ont été relevés :
La baisse de fréquentation des restaurants scolaires, conséquence des difficultés financières des familles. Le phénomène est particulièrement vif dans les collèges et lycées.
La discrimination dont sont victimes certains enfants du fait de leur origine.
Les conditions de logement parfois difficiles pour certaines familles (insalubrité, saturnisme...)
Le retour du travail des enfants notamment ceux issus des minorités (Tsiganes par exemple).
La législation sur l'apprentissage pas toujours respectée.
La question des enlèvements internationaux d'enfants reste cruciale dans notre pays. Il faut insister sur le fait qu'un enlèvement parental est une violence faite à l'enfant, un acte de maltraitance. Il place l'enfant en position d'objet et les conséquences en sont lourdes.
Note perso : et que trouve notre Gouvernement de mieux à faire ?.....Supprimer la fonction du défenseur des droits de l'enfant.... C'est scandaleux ! Il ne faut pas confondre la fonction et la personne. Le gouvernement, dans le rapport ci-dessus de l'ONU, accusé d'enfermer des enfants dans des centres de rétention pour étrangers, de ne pas accorder le droit à la scolarisation de nombreux enfants en situation de handicap ect ect....., trouve quoi comme solution ? Supprimer des voies de recours... absolument tyrannesque et navrant. Dans une entreprise quand un employé ne fait pas l'affaire on le convie à prendre la porte, on ne ferme pas l'entreprise.
Par Le Soleil Blanc
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Publié dans : Tous ensemble dénonçons
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