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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 10:47
En ce qui concerne les différentes formes de violences commises à l'égard des enfants il faut attendre le sommet de Stockholm, en août 1996, pour arriver, après bien des heures de débats, à en distinguer très clairement trois sortes :
1) Les violences physiques
2) Les violences sexuelles
3) Les violences psychologiques


Les violences physiques :
De toutes les formes de violence, les violences physiques sont celles qui se voit. Elles sont donc plus repérables, plus mesurables, plus facile à identifier.
La maltraitance physique se reconnaît par les traces qu'elle laisse sur le corps de l'enfant : hématomes, brûlures, fracture, et par l'intention effective de l'auteur d'infliger un sévices pour se faire obéir, pour dominer et maîtriser l'autre.
Malgré tout l'enfant va tenter de dissimuler les traces de coups portés sur lui car il ne supporte pas que l'on puisse voir son corps meurtri. L'enfant ne souhaite pas montrer du doigt l'auteur de ces violences surtout quand c'est papa ou maman.
Les adultes doivent donc limiter le poids de la parole comme unique indicateur de souffrance. Il ne faut donc pas attendre que l'enfant s'exprime pour agir !

Les violences sexuelles :
Ce type de violence revêt des formes diverses : de la "haute criminalité" comme dans l'affaire Dutroux à des agressions beaucoup plus légères, plus insidieuses, plus sournoises mais tout aussi traumatisantes.
L'adulte maltraitant profite de sa position de toute-puissance pour imposer à l'enfant un autre langage, son discours, sa domination en matière sexuelle. Il exerce alors un abus d'autorité.
Plus graves encore dans le type de violences sexuelles actuelles des réseaux, véritables organisations sociales, se constituent. En France, en juin 1997, un réseau de trafic de vidéos pédophiles a été démantelé (affaire Toro Bravo). Depuis, de nombreux autres réseaux ont été neutralisés.
Aujourd'hui c'est sur Internet que ce développent ce type de criminalité


Les violences psychologiques :
Définir les violences psychologiques est un exercice compliqué. Pour une situation donnée, les évaluations peuvent être différentes.
Les recherchent débutent en ce domaine. Il est très complexe de cerner cette forme de violence car ce qui est ressenti à présent comme une violence psychologique à l'égard d'un enfant était vécu, il y a encore cinq ou dix ans, comme un comportement social normal d'éducation stricte. Enfermer un enfant dans un placard relevait d'un pratique éducative courante. Aujourd'hui chacun s'accorde à penser que c'est insupportable et qu'il s'agit d'un violence psychologique. Les agressions verbales, les dévalorisations systématiques, les humiliations concernant leur niveau scolaire, leur apparence, leur physique, leurs capacités intellectuelles, bref tout ce qui remet en cause leur intégrité font partie des violences psychologiques.

Qui sont les auteurs ?
Pour prévenir les diverses formes de maltraitance, il est impossible de s'intéresser aux victimes sans se préoccuper des auteurs.
La violence dont est victime l'enfant maltraité est principalement exercée par une personne de son entourage familier (membres de la famille, éducateur, instituteur, etc...). L'agression extérieure commise par un individu étranger à l'univers affectif de l'enfant reste rare.

Les enfants à risques :
D'année en année, le nombre d'enfants qui risquent la maltraitance augmente. 97 % des départements citent les carences éducatives comme premier facteur de risque. Les conflits et séparations familiales viennent en seconde position suivi de près par les problèmes psychopathologiques des parents (alcool, drogue...). Le chômage, la précarité et les difficultés financières représentent également un signal d'alerte à ne pas négliger.

Que dit la loi ?
Pour les professionnels, assistantes sociales, éducateurs, médecins, instituteurs, le principe du secret professionnel est défini par les articles 226-13 et 226-14 du code pénal. Cependant les personnes astreintes au secret professionnel doivent toujours faire part des mauvais traitements à l'égard des mineurs de moins de 15 ans. La révélation du secret dans ce cas est possible (article 226-14 du code pénal).
Dans tous les cas toute personne ayant connaissance de l'existence d'un enfant maltraité ou supposé l'être doit aviser les autorités médicales, judiciaires ou administratives. Ne pas le faire serait tomber sous la coupe de la non assistance à personne en danger (article 443-3 du code pénal).


La parole de l'enfant :
On dit les enfants bavards, prêts à s'inventer des histoires tant leur imagination est débordante. Pourtant, il existe un domaine où les enfants font attention à ce qu'ils disent : celui des violences dont ils sont victimes.
L'enfant maltraité, silencieux, se protège inconsciemment en gardant sous silence les violences dont il est l'objet. C'est pour mettre un terme à l'horreur vécue qu'il se décide parfois à en parler.
Ne pas prendre ses propos au sérieux c'est exercer sur lui une nouvelle violence.

Il n'y a pas de fatalité :
Lutter contre les mauvais traitements, ce doit être l'engagement de toute notre société.
Un système de protection judiciaire de l'enfant en danger a été mis en place progressivement. Cependant il est extrêmement complexe.
Les efforts doivent se poursuivre notamment par l'engagement encore plus grand des acteurs sociaux et judiciaires. Pour prévenir les risques de maltraitance envers les enfants il est nécessaire également :
- pour les parents, de maintenir la fonction parentale spécialement dans les périodes sensibles de la vie familiale.
- pour tous les enfants améliorer leur condition de vie, et promouvoir leur écoute dans tous les lieux où l'on discute des sujets concernant leur protection.
- pour les familles vulnérables, réduire les facteurs de risques susceptibles de générer de la maltraitance.


Le signalement de la maltraitance

Ne pas signaler une maltraitance sur un mineur de moins de 15 ans est passible de sanction pénale car celui qui se tait est aussi coupable
En parler c’est déjà agir !


ORDONNANCE N° 2000-916 DU 19/09/2000 art 3 --- article 434.3 du code pénal dit « le fait de ne pas informer les autorités judiciaires ou administratives des mauvais traitements et privations infligés à un mineur de 15 ans est passible de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amendes

Dispositions relatives au signalement des actes de maltraitances.

[Division et intitulé nouveaux]
Article 8 bis (nouveau)
L'article 226-14 du code pénal est ainsi rédigé :
« Art. 226-14. - L'article 226-13 n'est pas applicable dans les cas où la loi impose ou autorise la révélation du secret. En outre, il n'est pas applicable :
« 1° A celui qui informe les autorités judiciaires, médicales ou administratives de privations ou de sévices, y compris lorsqu'il s'agit d'atteintes sexuelles dont il a eu connaissance et qui ont été infligés à un mineur ou à une personne qui n'est pas en mesure de se protéger en raison de son âge ou de son incapacité physique ou psychique ;
« 2° Au médecin qui, avec l'accord de la victime, porte à la connaissance du procureur de la République les sévices ou privations qu'il a constatés, sur le plan physique ou psychique, dans l'exercice de sa profession et qui lui permettent de présumer que des violences physiques ou sexuelles de toute nature ont été commises. Lorsque la victime est mineure, son accord n'est pas nécessaire.
« Le signalement aux autorités compétentes effectué dans les conditions prévues au présent article ne peut faire l'objet d'aucune sanction disciplinaire.

Qui sont les enfants à protéger ?

L’enfant maltraité est celui qui est ou serait victime de violences physiques, d’abus sexuels, de cruauté mentale, de négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.

L’enfant en risque : l’enfant en risque est celui qui connaît des conditions d’existence marquées par des difficultés familiales qui compromettent les conditions de son éducation.

L’enfant en souffrance : il s’agit d’enfant non directement victime d’un environnement familial maltraitant. Il peut être au demeurant un enfant aimé, soigné, mail il souffre de conditions d’existence propres qui fragilisent ou menacent le développement et l’épanouissement personnel (enfant qui commet des actes de pré-délinquances, enfant toxicomane, enfant dont la vie familiale est perturbée).

Au terme "Sévices à enfants", on préfère aujourd'hui "maltraitance à enfants" en raison de l'évolution des connaissances et des mentalités.
Si le corps social a toujours su, et ce depuis l'Antiquité, que l'enfant pouvait être victime de violences ou de négligences, l'évolution des consciences et même des consciences médicales n'a que très récemment admis ce phénomène comme un événement contre nature. L'enfant n'a acquis de véritable existence, "existence en tant que personne" qu'au travers de textes législatifs et réglementaires rédigés depuis le fin du 19ème siècle.
On admet aujourd'hui qu'un enfant maltraité correspond actuellement à :
- un enfant victime de la part de ses parents ou d'adultes qui en ont la garde, de brutalités volontaires ou d'une absence intentionnelle de soins.
- un enfant victime d'abus sexuels dans et hors le milieu familial.
- Violences physiques
- Carences de soins
- Négligences
- Cruauté mentale
- Abus sexuels
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Maltraitance à enfant - Communauté : stop à la maltraitance
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 10:44
La maltraitance à enfant n'est pas un phénomène récent, même si c'est aujourd'hui que l'on en parle le plus. C'est la prise de conscience de ce problème, le déliement des langues, la médiatisation de certaines affaires et l'élaboration de textes législatifs (convention des droits de l'enfant par exemple) qui ont transformé notre perception.

Allô, enfance maltraitée ?
L’affichage du numéro vert « 119 » est obligatoire dans tous les établissements scolaires. Les enfants mais aussi les adultes peuvent se faire conseiller. Ce service peut faire remonter des informations auprès du président du Conseil général qui se charge de les transmettre à l’ASE ou à la PMI (Protection maternelle et infantile).



Quelques indices
Pour Dominique Frémy, pédopsychiatre, il faut être attentif aux "ruptures" dans le comportement des élèves, en particulier en maternelle et en primaire. Une phase de profonde régression dans les apprentissages, des comportements inhabituels, un état d’hyper-agressivité ou d’inhibition doivent inquiéter les enseignants. Les dessins d’enfants peuvent également trahir une violence intra-familiale. Exemple classique : le recours à des personnages hyper-sexués ou au contraire asexués.

Au collège et au lycée, la maltraitance est plus difficile à repérer car les équipes pédagogiques sont moins stables qu'en maternelle et en primaire, et les élèves moins encadrés. "De plus, la complexité de la personnalité adolescente, notamment la culture du secret, peut brouiller les pistes, explique Richard Redondo, psychologue scolaire à Marseille. Certains signes doivent toutefois alerter : un fléchissement brutal des résultats scolaires, un surinvestissement, une apparence physique négligée ou trop soignée, des troubles alimentaires, l’absentéisme... ".

Sans compter les "bobos" qui passent inaperçus. "Quand on voit toujours les mêmes à l’infirmerie pour des maux de ventre ou des maux de tête, c’est rarement anodin. Certains finissent par craquer et par se confier...", indique Béatrice Tajan, infirmière scolaire en région parisienne. En tout état de cause, en l’absence de preuves et de révélation, les enseignants doivent se fier à une convergence d’indices.

Incrédulité à proscrire
Face à la confession d’un enfant, la première chose à faire est de l'écouter, même si ses propos peuvent paraître invraisemblables et fantaisistes. "La victime choisit son interlocuteur. Si elle constate que celui-ci n’est pas prêt à l’entendre, elle risque de se murer dans le silence", assure Dominique Frémy. À proscrire également : les réactions d’empathie, susceptibles d’ébranler une confiance déjà éprouvée. En cas de révélation d’abus sexuels ou de mauvais traitements, l’enseignant doit expliquer à la victime que ce qu’elle subi est interdit par la loi, et que ses confidences ne peuvent pas être couvertes par le secret.

La procédure
"L’enseignant ne doit jamais rester seul face à des aveux, indique Gilbert Castelli, professeur des écoles et auteur de La responsabilité des enseignants2. Il ne doit pas non plus chercher à enquêter. Le premier réflexe est donc de se tourner vers le médecin, le psychologue ou l'infirmière scolaire". En cas de suspicion de maltraitance, l’enseignant est tenu3 d'effectuer un signalement. Il doit donc informer son inspection académique et saisir éventuellement le procureur de la République ou encore le président du Conseil général, en charge de la protection de l’enfance au niveau départemental4. C’est ensuite l’Aide sociale à l’enfance (ASE) qui traitera le dossier.


Laetitia de Kerchove
(1) "En 2002, les institutions chargées des mineurs, Education nationale en tête, ont effectué 86.000 "signalements" à la police et à la justice concernant des enfants "en danger", soit directement victimes de maltraitances (18.500) soit dans une situation "à risque" (67.500)." (AFP, 13 janvier 2004)

(2) La responsabilité des enseignants, Sécurité des élèves, protection de l’enfance : pour exercer avec sérénité, dir. Gilbert Castelli, SNUipp, La découverte, 2002. Gilbert Castelli est secrétaire national du SNUipp (Syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et PEGC).

(3) La loi est ferme sur ce point : "Le fait, pour quiconque ayant eu connaissance de mauvais traitements ou privation infligée à un mineur de moins de 15 ans (…) de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende." (Code de procédure pénale, article 434-3)

(4) Pour tout savoir sur les démarches à suivre, consulter le guide de bonnes pratiques pour améliorer l'accompagnement des enfants victimes d'infractions pénales, édité par l'Inavem (Institut national d'aide aux victimes et de médiation), diffusé dans les établissements et consultable à l'adresse suivante : http://www.inavem.org/fichier/guide_enfants_victimes.pdf
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Maltraitance à enfant - Communauté : stop à la maltraitance
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 10:34


L'exclusion touche les enfants dans tous les pays, toutes les sociétés et toutes les communautés. Même des enfants que l'on voit tous les jours peuvent être considérés comme «invisibles» parce qu'ils sont négligés ou ignorés.


Enfants sans identité officielle
Chaque année, dans le monde en développement (sauf la Chine), 55% de toutes les naissances ne sont pas enregistrées : plus de 50 millions d’enfants commencent leur vie sans avoir d’identité.

Rien qu’en Asie du Sud, 24 millions d’enfants ne sont pas enregistrés, cette région étant celle où le nombre de naissances non déclarées est le plus élevé.

En Afrique subsaharienne, 18 millions de naissances ne sont pas enregistrées

Enfants privés de la protection de leurs parents
Orphelins
Les enfants dont les parents sont morts se retrouvent privés de leur première ligne de défense. Accablés par leurs soudaines responsabilités ou obligés de se débrouiller seuls, beaucoup d’entre eux perdent de leur visibilité dans leur communauté parce qu’ils abandonnent l’école ou tombent à la merci d’exploiteurs.

43 millions d’enfants du monde en développement - 1 sur 13 - sont orphelins.

Plus de 16 millions d’enfants sont devenus orphelins en 2003.

15 millions d’enfants ont déjà perdu leurs parents à cause du SIDA.

Enfants des rues
Des dizaines de millions d’enfants vivent dans les rues au vu de tous, mais paradoxalement, ils comptent parmi les plus invisibles de tous, leur souffrance est ignorée et leurs besoins négligés. Les enfants des rues sont exposés à toutes les formes d’exploitation et de mauvais traitements.

Enfants assurant prématurément un rôle d’adulte

Conflits
Des centaines de milliers d’enfants participent à des conflits armés en tant que soldats, messagers, porteurs, cuisiniers et esclaves sexuels pour le compte de forces et de groupes armés. Sous le contrôle de ces forces armées, les enfants sont obligés de prendre part à des atrocités et d’en être témoins. Selon les estimations, il y aurait actuellement dans le monde plus de 250 000 enfants soldats prenant part à des conflits armés.

Mariage précoce
Le mariage précoce peut mettre fin à toute possibilité de s’instruire et marque trop souvent le début d’une vie de soumission domestique et sexuelle. Il peut aussi provoquer avant l’heure le décès des jeunes épousées qui tombent prématurément enceintes : les filles de moins de 15 ans courent cinq fois plus de risques de mourir en couches que les filles qui ont plus de vingt ans. Leurs enfants ont aussi moins de chances de survivre.

Travail dangereux
On estime que 171 millions d’enfants – dont 73 millions ont moins de 10 ans – travaillent dans des conditions ou des situations dangereuses. Ces enfants encourent de graves risques d’accidents, de maladie et de mort et n’ont pas la possibilité de s’instruire.

Enfants exploités

Vente d’enfants
Les enfants vendus disparaissent sans laisser de traces dans des milieux clandestins et illicites, où ils sont souvent obligés de se prostituer, de se livrer à des travaux dangereux ou de travailler comme domestiques. Ils sont presque entièrement invisibles dans les statistiques. Selon les meilleures estimations disponibles, il y aurait 1,2 million d’enfants vendus chaque année.

Travail forcé
On estime que 8,4 millions d’enfants travaillent dans des conditions effroyables, notamment l’asservissement ou d’autres formes d’esclavage, la prostitution, la pornographie, les conflits armés ou d’autres activités illicites. Le travail forcé est un problème qui demeure largement caché : il existe peu de données officielles à ce sujet et le public ignore tout de sa nature et de son ampleur.


Domesticité
Il est probable que des millions d’enfants travaillent dans des résidences privées mais la nature occulte de cette activité fait qu’il est impossible d’obtenir des chiffres fiables. Les jeunes domestiques sont parmi les plus invisibles des enfants exploités. Un grand nombre d’entre eux ne sont pas autorisés à aller à l’école, subissent des sévices physiques, reçoivent une alimentation insuffisante ou ont une charge de travail bien trop lourde pour eux.

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Violences à l’encontre des enfants : 53 000 morts par an !

« Aucune violence à l’encontre des enfants ne peut se justifier ». C’est par ces mots que débute le rapport sur les violences perpétrées à l’égard des enfants dans le monde, publié l’an dernier par le Secrétariat général des Nations-Unies. Les faits et les chiffres dont il fait état sont effrayants, et nous avons aujourd’hui l’occasion de les rappeler.


cette forme de violence existe dans tous les pays quels qu’en soient la culture, l’éducation, le revenu ou la composition ethnique.

Qu’elle soit physique ou psychologique, qu’elle se traduise par des discriminations, de la négligence, des mauvais traitements… la violence envers les enfants prend des formes diverses… mais toutes insupportables.

Quelques chiffres : chaque année dans le monde, plus de 53 000 enfants et adolescents meurent, victimes d’un homicide. Et 6 millions sont contraints à des travaux forcés ou à la servitude pour dette !

Ce n’est pas tout. D’après l’OMS en 2002, plus de 150 millions de filles et 73 millions de garçons de moins de 18 ans auraient subi un rapport sexuel imposé, qu’il s’agisse de prostitution contrainte ou d’inceste. Soit plus de 200 millions de mineurs. L’équivalent de la population d’un pays comme l’Indonésie !

Le rapport de l’ONU mentionne aussi en vrac, les châtiments corporels subis à l’école, l’usage de lanières et autres instruments à la maison ou en classe. Mais aussi les guerre des gangs et les infanticides, sans oublier les mutilations sexuelles génitales.

Elles frappent encore 3 millions de femmes et de filles chaque année, dont 20 000 à 30 000 en France. Dans 80% des cas, il s’agit d’une excision du clitoris ou des petites lèvres. Mais leur forme la plus effroyable demeure l’infibulation, qui consiste à passer un objet à travers les petites ou grandes lèvres afin d’empêcher les rapports sexuels !

Violences sexuelles et… tentatives de suicides
A l’occasion de la Journée mondiale de prévention des abus envers les enfants, ses organisateurs insistent particulièrement sur les violences sexuelles. Et notamment sur leurs conséquences pour la santé ou le développement des enfants.
A court comme à long terme, elles sont souvent graves. Plusieurs études ont démontré que l’enfant, victime d’un pervers sexuel, est d’abord perturbé dans la vision qu’il a de lui-même. Puis dans la façon dont il perçoit le monde qui l’entoure.
Cette violence peut donc entraîner une plus grande prédisposition à des troubles sociaux, émotionnels et cognitifs, c’est-à-dire liés aux apprentissages. La honte, la culpabilité figurent également parmi les sentiments qui habitent alors l’enfant. Il peut perdre l’envie de s’amuser, d’apprendre. De vivre, tout simplement.

L’enfant qui a subi des violences sexuelles est donc particulièrement exposé aux tentatives de suicide. C’est en effet ce qu’à montré un travail publié l’an passé par les Centers For Disease Control et Prevention (CDC) d’Atlanta aux Etats-unis.
Il est aussi davantage attiré par les activités dangereuses : tabagisme et sédentarité, abus d’alcool et de drogues. Cet enfant est donc de la sorte, plus exposé que les autres à des maladies du poumon, du cœur et du foie.

Et que dire du million de mineurs enrôlés chaque année dans le commerce du sexe ? Outre les inévitables répercussions de cette activité sur leur santé physique et mentale, cette exploitation est également un vecteur de propagation, vers d’autres populations, du VIH-SIDA.


Briser un peu plus le mur du silence. La protection des enfants contre la violence est une question urgente. Cela fait des siècles que les enfants subissent la violence des adultes sans qu’on la voit, ni qu’on en parle. Nous avons le devoir de veiller à ce que les enfants exercent leur droit de vivre à l’abri de la violence ». Cela vous paraît l’évidence ? Il reste pourtant beaucoup à faire pour que cette « évidence » devienne simplement une réalité...

Depuis le début de cette journée


24 000 enfants sont morts de malnutrition, de mauvais traitements, de guerres...

10 millions d'enfants ont disparu, ont été abusés, prostitués,

torturés ou tués dans le Monde

1 enfant est abusé toutes les 30 secondes

352 millions d'enfants âgés de 5 à 17 ans travaillent pour vivre ou survivre.

Aujourd'hui, en France 2 millions d'enfants âgés de 2 à 17 ans vivent en dessous du seuil de pauvreté européen
A l'heure où vous lisez ces lignes 300 000 enfants vivent dans des logements précaires.


1 million de nouvelles victimes sont poussées dans le commerce pédocriminel chaque année

Cette violence, sur laquelle on fermait pudiquement les yeux depuis des siècles, Est devenue socialement inacceptable. "Menons une réflexion citoyenne et une sensibilisation de la communauté sur le fonctionnement des institutions policières , judiciaires, sociales et politiques , en charge de la protection de l’enfance , en France mais aussi dans le monde entier ... »

La société que nous construisons pour nos enfants en dépend

Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Violence envers les enfants - Communauté : stop à la maltraitance
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Mercredi 29 octobre 2008 3 29 /10 /2008 10:32
Partout dans le monde, quelles que soient les religions, les régimes les femmes, les fillettes ont toutes été ou sont encore aujourd'hui victimes de discriminations et de violence.

La réalisation pleine et entière de l'ensemble des libertés et droits fondamentaux des femmes reste un défi majeur pour tous les Etats et pour chaque individu de la planète. ...IL FAUT ROMPRE LE SILENCE QUI TUE.
La violence contre les femmes représente le plus grand scandale de notre époque en matière de droits humains.

« Le silence est aussi une violence » Ne laissez pas faire, ne vous rendez pas complice, prenez position contre les violences faites aux femmes.

La violence faite aux femmes repose souvent sur le silence et le refus de voir ce qui est pourtant évident. Que faisons-nous, en tant que parents ou enseignants, lorsque nous entendons les garçons traiter les filles de « putes » ou d’autres noms insultants ? Que faisons-nous lors d’une soirée lorsqu’un invité harcèle ou tient des propos méprisants à l’égard de sa femme, de son amie, ou des femmes en général ?
Que faisons-nous lorsque nous suspectons qu’une voisine est victime de violences de la part de son mari ou de son compagnon ? Il est facile de prétendre qu’on n’a rien vu ou rien entendu. Qu’on n’a pas vu les indices de violence en parlant avec une collègue ou la mère d’un ami de nos enfants. De ne pas demander à une amie ce qui ne va pas, même si nous voyons bien qu’elle a un problème.
S’engager n’est pas facile. Cela demande le courage de regarder, d’écouter, et de témoigner de la violence. Mais sans les yeux, les oreilles, et le cœur des autres, les femmes et les enfants victimes de violences resteront terriblement isolés.

La violence contre les femmes est un scandale planétaire.
Partout dans le monde, des femmes subissent des actes ou des menaces de violence ; c'est une épreuve partagée, au-delà des frontières de la fortune, de la race ou de la culture.
A la maison et dans le milieu où elles vivent, en temps de guerre comme en temps de paix, des femmes sont battues, violées, mutilées ou tuées en toute impunité.


Contre les violences conjugales, ce fléau caché, contre les inégalités professionnelles qui persistent, contre les nouvelles formes de discrimination et de sexisme qui sévissent dans certaines banlieues, la bataille n’est pas gagnée. Elle commence
« La violence contre les femmes et les filles est un problème universel de proportions épidémiques. Au moins une femme sur trois dans le monde a été battue, forcée d'avoir des rapports sexuels ou brutalisée d'une autre manière au cours de sa vie
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Violence envers les femmes - Communauté : stop à la maltraitance
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 20:00
Ce forum est le centre d'accueil virtuel de l'association Le Soleil Blanc pour les familles en détresse, un point d'écoute, d'aide, d'orientation et d'informations. C'est également un journal d'actualités dénonçant toutes les graves violations des droits de l'enfant et de la femme et des actions à mener pour que "PLUS JAMAIS CA" .

 

Nous n'allons pas remplacer les institutions qualifiées, mais vous "ECOUTER" et vous "ENTENDRE"

« Personne ne peut porter la peine de l’autre, mais marcher à ses cotés est toujours possible. »
Nous vous offrons une écoute, une oreille attentive.
Si vous avez besoin de vous confier, vous raconter vous pouvez être certains(es) d'être lus(es).

Donnez-vous la parole
Certains ou certaines ont (ou ont eu) une vie bien douloureuse. Venez dans la Maison du Soleil Blanc, vous y trouverez écoute, aide et entre aide. L'écriture est parait-il la meilleure des thérapies.
"ouvrez" votre livre et votre coeur.
"Les faits ne cessent pas d'Exister, parce qu'on les passe sous silences"
N'hésitez pas, à demander de l'aide, il n'y a aucune honte à avoir, bien au contraire
.
Nous espérons également pouvoir réunir dans ce forum tout ceux :
- Préoccupés par le respect des droits humains
- A tous et toutes que vous soyez victimes, témoins, personnel de santé, juridique, d'aide sociale, de la police, bénévoles dans une association pour aider les familles
- A tous ceux et celles qui ont quelque chose à dire
- A tous ceux et celles qui désirent aider

Merci de venir nous rejoindre afin qu'ensemble nous brisions les tabous et la loi du silence.
_________________
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Le forum de l'association
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