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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 16:56

L’Association Le Soleil Blanc vous propose une table ronde
Sur le thème de :
Les nouvelles technologies et leurs dangers ( Internet, téléphone portable) Savoir s'en servire et s'en protéger
à la Maison de quartier Guy de Maupassant Quai de Seine (dans les locaux de L’Association RAJ)
Le Vendredi 6 mars à partir de 20h30 entrée libre à tous
Pour toutes informations
Association Le Soleil Blanc : 2 rue de Seine Claudine BERGER Présidente 01 39 15 09 89

Pour participer aux différents débats sur le forum voir ICI Réseaux sociaux : de nouveaux dangers pour nos enfants ? http://famillepourvous.discuforum.info/t1963-Reseaux-sociaux-de-nouveaux-da…

Les dangers du net http://famillepourvous.discuforum.info/t240-Les-dangers-du-net.htm

Sexting for me Esclave sexuelle sur Internet http://famillepourvous.discuforum.info/t1924-Sexting-for-me.htm Anorexie, une loi contre l’incitation à la maigreur où en sommes nous ? http://famillepourvous.discuforum.info/t1855-Anorexie-une-loi-contre-l-inci…

Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Nos actions
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 16:43
Longtemps passés sous silence, les abus sexuels des prêtres catholiques sont de plus en plus révélés. Ainsi, vendredi, un prêtre lillois a été interpellé et placé en détention. Agé de 38 ans, il se servait d’Internet et avait donné rendez-vous à un jeune garçon de 13 ans à Douai mais celui-ci, trouvant l’attitude bizarre du prêtre, s’était enfui alors que l’ecclésiastique voulait l’entraîner dans son domicile lillois. Perdu dans les rues, l’adolescent avait pu être récupéré par ses parents. Le prêtre qui exerçait depuis un an à la paroisse Saint-Maurice Pellevoisin a finalement avoué avoir eu de multiples relations sexuelles avec des mineurs de la région suite à des « pulsions irrépressibles ». Il avait, à son domicile, des éléments pédo-pornographiques, ce qui pourrait permettre de retrouver d’autres victimes. Sur Internet, il se faisait passer pour quelqu’un de plus jeune.

Il a longtemps été reproché à l’Eglise de « couvrir » les prêtres pédophiles sans attirer l’attention des autorités et en les mutant simplement. Certains prêtres, profitant de leur statut et de leur autorité, violaient des mineurs, principalement des jeunes garçons, sans être véritablement jamais punis pour leurs actes, les victimes se taisant. Avant la fin du XXe siècle, le sujet était tabou. Cela dit, désormais, les victimes dénoncent de plus en plus ces abus dans le cadre de poursuites judiciaires ou de dénonciations publiques. Les premières affaires concernant la pédophilie dans l’Eglise ont véritablement éclaté aux Etats-Unis dans les années 1980-1990 comme le procès d’Edward Pipala accusé du viol d’une dizaine de jeunes garçons. Ce premier procès qui dévoile une affaire sordide au grand jour va en entraîner d’autres. Une étude émanant du John Jay College of Criminal Justice de New York en 2004 va faire état d’un nombre impressionnant de prêtres pédophiles aux Etats-Unis : on en dénombrait environ 4 400 entre 1950 et 2002 et le nombre d’enfants victimes se serait monté à 11 000. De même, au Canada, une énorme affaire a éclaté pour des faits relatifs à la période 1880-1980 concernant les Amérindiens qui devaient envoyer leurs enfants dans des pensionnats tenus par l’Eglise catholique, l’Eglise anglicane, l’Eglise Presbytérienne, le gouvernement canadien qui devront payer un milliard de dollars canadiens pour des viols, des maltraitances, des expériences médicales et même des meurtres. En février 2000, 10 000 poursuites étaient engagées à leur encontre. D’autres cas ont été recensés en Irlande, en Espagne, en France où plusieurs scandales ont déjà éclaté.

Dans de nombreux cas, la hiérarchie catholique a couvert tous ses membres pédophiles durant de très nombreux années. C’est ainsi que le 13 décembre 2002, l’archevêque de Boston a dû démissionner pour avoir couvert des centaines de prêtres pédophiles. Toujours aux Etats-Unis, les évêques de l’Oregon et de l’Etat de New York ont eux aussi été concernés. En France, en septembre 2001, c’est au tour de l’évêque de Bayeux et de Lisieux d’être condamné à trois mois de prison avec sursis pour non-dénonciation aux autorités d’un prêtre pédophile qui exerçait dans son diocèse. Les scandales atteignent aussi la hiérarchie puisque, en Autriche, l’archevêque de Vienne a dû démissionner en 1995 et celui de Poznan en Pologne en 2002. Par ailleurs, environ 330 prêtres de l’Eglise américaine ont aussi dû démissionner, une vingtaine en Angleterre et une vingtaine aussi en Belgique.

Pour la première fois en janvier 2002, l’Eglise va prendre ses responsabilités en Irlande pour indemniser des victimes en échange d’abandon de poursuites judiciaires. Jean-Paul II va s’exprimer en avril 2002 sur l’affaire des Etats-Unis en exprimant sa « solidarité aux victimes des violences sexuelles et à leurs familles où qu’elles soient ». En France, l’évêque de Meaux va se porter partie civile en octobre 2006 dans le procès d’un prêtre accusé d’atteinte sexuelle sur un jeune garçon. Depuis cette prise de conscience, l’Eglise aurait déboursé plus de deux milliards de dollars en rapport avec des affaires de pédophilie…

Pourtant, actuellement, en Belgique, c’est l’évêque de Namur, Monseigneur Léonard, qui est accusé d’avoir fait preuve de passivité à l’égard du prêtre Hubermont accusé d’abus sur un enfant de choeur. Récidiviste, il a fallu attendre 2009 pour que le prêtre incriminé soit définitivement écarté du milieu ecclésiastique. L’affaire fait grand bruit en Belgique actuellement.

Les cas de pédophilie sont-ils plus nombreux chez les prêtres qu’ailleurs ? Personne n’a de réponse à cette question ! Certains évoquent le célibat des prêtres, d’autres un problème psychiatrique qui peut se produire chez n’importe quel individu (des gens mariés et en couple sont pédophiles). Quoi qu’il en soit… Il est vrai que l’Eglise a pris énormément de temps à blâmer ces crimes et à les dénoncer !
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(source : http://www.web-libre.org/ )
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Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Tous ensemble dénonçons - Communauté : stop abus et violences
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 09:52
L'intégralité du débat du mardi 10 février 2009 avec Jacques Henno, auteur du livre "Les 90 questions que tous les parents se posent".
(source : LEMONDE.FR | 10.02.09 )

Ganon : Pourquoi considérez-vous que ces réseaux puissent être un danger ?

Bonjour. Ces réseaux peuvent être des dangers pour les enfants à deux titres : ils peuvent être abordés par des prédateurs sexuels, et ils peuvent être victimes de harcèlement (injures, photos obscènes...) de la part d'autres mineurs. Cela étant, ces réseaux constituent des outils intéressants pour se faire des amis, garder le contact avec des connaissances qui déménagent en France ou dans le monde. De plus, l'utilisation de ces réseaux par des préadolescents ou des adolescents peut les former à l'utilisation d'outils dont ils vont avoir besoin dans leur future vie professionnelle. Par exemple, de plus en plus de cadres français utilisent des réseaux socioprofessionnels comme Linkedin ou Viadeo.


lebaro : Pourriez-vous lister les dangers que représentent les réseaux sociaux pour les enfants ? selon quelle typologie ? et comment les en protéger ?

Premier danger : être victime d'un prédateur sexuel.
Deuxième danger : le harcèlement de la part d'autres enfants.
Troisième danger : le vol d'identité numérique.
Quatrième danger : y passer trop de temps.

Le premier danger est réel, mais ne doit pas être exagéré. Il n'y a pas plus de risques de rencontrer un pédophile sur Internet qu'à la sortie de l'école, et il faut savoir que 95 % des enfants qui ont été victimes de violences sexuelles de la part d'un pédophile ont rencontré ce délinquant sexuel dans leur cercle familial, au sens large. Cela étant, le risque existe. On a vu par exemple que MySpace avait découvert sur son réseau la présence de 90 000 personnes ayant été précédemment jugées comme délinquants sexuels. Bien sûr, délinquant sexuel ne veut pas dire forcément pédophile. Et on ne sait pas exactement comment ces "délinquants sexuels" ont été recensés. En France, d'après les statistiques du ministère de la justice et les informations que m'a communiquées la brigade des mineurs à Paris, une quinzaine d'enfants par an seraient victimes de violences sexuelles de la part d'un pédophile après l'avoir rencontré sur Internet.

Le harcèlement : les réseaux sociaux permettent d'échanger des messages. Certains se servent de ces outils de communication pour insulter leurs contacts ou pour leur envoyer des photos obscènes.

Le vol d'identité : ce phénomène comporte plusieurs degrés. Le premier degré est le détournement de photo. Une photo récupérée sur un réseau social du style MySpace ou Facebook peut être modifiée, détournée à l'insu de son propriétaire. Le second degré est le vol pur et simple d'identité. Certains petits malins créent des profils à la place d'autres personnes et se font passer pour elles sur Internet.

Y passer trop de temps : comme tout outil interactif (le surf, les jeux vidéo...), les réseaux sociaux sont extrêmement chronophages. Il est alors tentant pour un enfant d'y consacrer plus de temps qu'à la lecture, à ses devoirs... et surtout de se plonger dans ce genre d'activité au lieu de faire marcher son imagination.

Comment se protéger ?

La pédophilie : les réseaux sociaux du type Facebook permettent de préciser les règles de confidentialité de son profil. Par exemple, on peut empêcher toute personne qui ne fait pas partie de son réseau d'amis de vous envoyer un message.

Le harcèlement : il ne faut pas hésiter à faire comprendre à son interlocuteur qu'il a dépassé les limites lorsqu'il vous envoie des messages à répétition que l'on n'a pas sollicités. Et s'il n'obtempère pas, il ne faut pas hésiter à l'enlever de sa liste d'amis ("défacebooker").

Vol d'identité : il ne faut pas hésiter de temps en temps à rechercher son propre nom sur les moteurs de recherche pour voir les informations qui circulent sur soi sur Internet.

Le temps passé sur cette activité : là, c'est aux parents d'intervenir et de surveiller discrètement ce que font leurs enfants sur Internet. Pour cela, la meilleure solution reste encore d'installer l'ordinateur dans une pièce commune où la famille peut jeter un coup d'oeil sur ce qui se passe.

syspipe : Pour un adolescent qui se passionne pour l'informatique, doit-on l'inciter à aller dans la direction du Web social (s'il veut par exemple créer un forum ou un blog) ?

Oui, pourquoi pas ? Il faut cependant lui rappeler les règles de la "Nétiquette" : pas d'injures, pas de détournement de photos, on ne met pas de photos de mineurs — même si ce sont ses amis — sur son blog sans l'autorisation des parents de ces mineurs... Les parents doivent surveiller que le mineur ne met pas sur son forum ou sur son blog des informations qui permettraient de l'identifier et de le localiser. Les pédophiles sont malheureusement des personnes perverses très intelligentes, capables de beaucoup de patience pour approcher leurs proies. Quelques éléments d'information comme l'adresse d'un club de foot ou d'un club de judo fréquenté par l'enfant peuvent suffire à un prédateur sexuel pour retrouver la trace de celui-ci.

niort2009 : Comment surveiller ce que font nos enfants sur ces réseaux ?

Un conseil général : dialoguer avec ses enfants au sujet de leur activité sur Internet au sens large. Les prévenir des dangers de ces activités, leur expliquer les outils qui sont à leur disposition pour préserver leur vie privée sur les réseaux sociaux, comme je le disais précédemment. Il faut leur faire confiance, mais confiance ne veut pas dire absence de contrôle. Là encore, l'ordinateur, idéalement, doit être placé dans une pièce commune pour permettre aux parents de jeter un coup d'œil de temps en temps sur l'activité de leurs enfants. Si possible, il faut demander à son enfant de vous communiquer son identifiant et son mot de passe sur ces réseaux sociaux, et vérifier de temps en temps les informations qu'il y distille. J'ai cependant conscience qu'il est parfois difficile de demander ces éléments à son enfant, surtout lorsqu'il s'agit d'un adolescent. Si l'enfant refuse, il faut de temps en temps aller sur Facebook, taper le nom de son enfant et voir les informations qui sont accessibles à n'importe qui.

syspipe : Faut-il que l'enfant se "forge" sa propre expérience (mauvaise rencontre, sans aller jusqu'à des cas extrêmes) pour qu'il appréhende le danger d'un réseau social ?

Les dangers sont suffisamment nombreux sur Internet : malheureusement, il est fort probable qu'un enfant, au cours de sa vie de jeune internaute, rencontrera un jour un "problème". Personnellement, je ne suis pas partisan de le laisser partir seul à l'aventure sur le Web. Avant de laisser votre enfant aller seul à l'école, vous le mettez en garde contre les différents risques qu'il court, vous lui apprenez à traverser lorsque le petit bonhomme est vert et vous lui dites de ne pas accepter des bonbons des inconnus. Il faut avoir le même dialogue préventif avec son enfant dès qu'il désire aller sur Internet, et surtout lui dire que s'il rencontre quelque chose qui le choque, qu'il vienne vous en parler.
niort2009 : Faut-il s'inscrire soi-même sur ces réseaux, en exigeant de l'enfant d'être admis dans son cercle d'amis ?

L'enfant risque d'être gêné s'il a son père ou sa mère dans son réseau d'amis. Il faut le laisser vivre sa vie avec ses amis. C'est pour ça que, comme je le disais précédemment, le plus simple est d'ouvrir son propre compte Facebook ou MySpace et de vérifier les informations qui sont accessibles à un quidam qui n'est pas dans son cercle d'amis.

Pierre : Est-ce que le nombre d'enfants victimes de chantage, d'intimidation ou de harcèlement a augmenté suite à l'avènement des réseaux sociaux virtuels ?

Oui, mais on ne sait pas dans quelle proportion. Le programme européen Safer Internet Plus s'est penché sur la question, mais n'a pas encore publié de statistiques. J'ai pour ma part interrogé des hauts gradés des services de police français, sans obtenir pour l'instant de chiffres.

Sodoman : Quelle différence faites-vous entre les réseaux sociaux d'un coté et les communautés en ligne du style Xbox Live, Playstation Home ou Battle.net par exemple ?

Les réseaux sociaux peuvent être facilement surveillés par les parents, qui commencent à avoir conscience des problèmes qui peuvent y survenir. Les communautés en ligne que vous évoquez sont plus proches des systèmes de messagerie instantanée (dialogue en direct sans traces) et échappent presque totalement à tout contrôle parental. Autrement dit, tout ce que l'on fait sur les réseaux sociaux laisse plus ou moins une trace (qui peut être d'ailleurs consultée, éventuellement piratée, mais aussi, fort heureusement, plus facilement encadré par un membre de la famille de l'enfant). En revanche, sur les communautés en ligne du type de celles que vous évoquez, les outils de contrôle parental sont vraisemblablement insuffisants.

bedicou : Les bibliothèques et autres services publics, offrant un accès Web au public, filtrent déjà Internet. Quelle est la qualité des filtres utilisés ? S'ils sont suffisamment rassurants, pourquoi ne seraient-ils pas proposés au grand public sur l'ordinateur familial (au lieu des filtres standard des FAI... dont on ne sait pas grand-chose) ?

En ce qui concerne les filtres, on a l'habitude de dire que la moitié des parents savent que ces outils de protection existent et que, parmi eux, seule une autre petite moitié les ont installés. Autrement dit, il y a plus d'ordinateurs protégés contre les virus que d'enfants protégés contre les contenus inappropriés. Il est vrai que l'installation et le paramétrage de ces outils sont complexes. Il est également vrai que ces outils sont encore largement perfectibles. Certains fournisseurs d'accès à Internet ont investi dans des outils performants, d'autres dans des filtres beaucoup moins élaborés. Selon les tests officiels réalisés à la demande de la DIF (délégation interministérielle à la famille) et de la DUI (délégation aux usages de l'Internet), les meilleurs filtres fournis gratuitement par les FAI ne laissent passer, par exemple, que 5 à 10 % des contenus pornographiques. Si l'on n'est pas satisfait du filtre fourni par son FAI, il est possible d'installer soi-même des outils plus performants. La précaution de base est d'activer au maximum l'option "Safe search" (filtrer tous les contenus adultes) proposée par les moteurs de recherche comme Google et Yahoo!

dod : Peut-on avoir, à l'adolescence, le recul nécessaire sur le caractère privé ou public d'une information ? Peut-on mesurer l'étendue de l'audience d'une déclaration, l'irréversibilité de sa trace ?

Beaucoup d'adolescents croient que blogs, réseaux sociaux, voire forums de discussion, riment avec carnet intime. Ils n'ont pas conscience que ce sont des sites Internet accessibles à tout le monde, et pour très longtemps.

douglas : Internet n'est-il pas une fuite de la réalité, comme une drogue douce ?

Tous les pédopsychiatres que j'ai interviewés m'ont confirmé qu'à leur connaissance les enfants ne confondaient pas réalité et virtuel. Cela étant dit, à l'adolescence, les mineurs doutent beaucoup d'eux-mêmes, pour différentes raisons (entre autres parce que leur corps se transforme), et ils apprécient de pouvoir entrer en contact avec autrui sans se dévoiler. Les nouvelles technologies leur permettent ainsi de communiquer avec d'autres personnes sans, dans un premier temps, se dévoiler. Dans la plupart des cas, ces amitiés qui se nouent, par exemple sur des MMO (jeux en ligne massivement multijoueurs), donnent lieu à des rencontres dans la vie réelle.

Jean-Charles G. : Ne trouvez vous pas que les médias font une diabolisation de ces nouveaux réseaux de communication ? Et pensez-vous que les contrôles parentaux soient une solution à ces réseaux sociaux, où faut-il revenir à un rapport de confiance enfant-parents ?

Certains médias, effectivement, soulignent un peu trop facilement le côté noir des choses. Mon propos n'est pas de diaboliser les nouvelles technologies de façon générale, et en particulier les réseaux sociaux. A mon sens, les mineurs doivent avoir absolument accès à ces outils, qui feront demain partie de leur univers professionnel. Je souhaite juste attirer l'attention de tous les internautes et de leurs parents sur un certain nombre de dangers qui existent, pour que les uns et les autres puissent établir un dialogue constructif à ce sujet.

Valentin_Artaud : Pour vous, quel est le meilleur âge pour que l'enfant commence à naviguer seul sur Internet ?

Je vais vous donner un exemple tiré de ma vie personnelle. A 6 ans, notre aîné savait assez bien lire et écrire. En juin dernier, il a commencé à explorer tout seul Internet. Il a tapé des mots-clés liés à ses centres d'intérêt (baleine, dauphin...). Je ne l'ai pas empêché de continuer, mais j'ai activé les outils de filtrage dont je disposais et ma femme et moi avons limité sa durée d'utilisation à trente minutes par jour. Pour cela, nous avons activé l'outil de contrôle parental disponible sur notre ordinateur familial. Cela veut dire quoi ? Que ce n'est pas l'ordinateur qui se contrôle tout seul, que ce n'est pas notre enfant qui contrôle l'ordinateur, mais que ce sont papa et maman qui ont la main sur la machine.
Aher : Etes-vous au courant de la répression policière dont fait l'objet le "sexting" aux Etats-Unis : des mineurs vont être inscrits à vie sur le fichier des délinquants sexuels parce qu'ils ont échangé de manière consensuelle, hors du regard des adultes, des photos d'eux-mêmes à caractère sexuel. Qu'en pensez-vous ? Croyez-vous qu'il faut se mêler de la sexualité choisie par les ados ?

Effectivement, à Greensburg, en Pennsylvanie, trois jeunes filles mineures ont été accusées d'avoir diffusé de la pédopornographie parce qu'elles se sont prises en photo nues et ont envoyé ces clichés à leurs petits copains, qui sont accusés de possession de contenu pédopornographique. Le droit français permettrait le même type d'implication, en théorie. Dans la réalité, ces mineurs auraient droit à une admonestation de la part d'un juge ou d'un officier de police, ce qui me semble plus intelligent.

lebaro : Celui qui n'obtempère pas, peut-on le dénoncer à la police, et laquelle ?

S'il s'agit d'un délit, on peut le dénoncer aux services de police. Certaines antennes ne sont pas encore toujours au courant des pratiques sur Internet et des procédures qui peuvent être déclenchées. Dans ce cas-là, il ne faut pas hésiter à saisir l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication.

isa : Manque-t-il encore un arsenal juridique pour la protection des enfants sur Internet et la téléphonie mobile ? Le Parlement devrait-il et peut-il légiférer dans ce sens pour exiger des protections supplémentaires des acteurs du Net ?

Le dispositif législatif français est très complet, et beaucoup de délits qui existent en droit peuvent d'ores et déjà être transposés dans le monde numérique. Personnellement, je pense que les pouvoirs publics devraient accentuer les efforts de mise au point d'outils de protection des enfants. Je suis pour la liberté d'expression sur Internet, mais je réclame le droit de pouvoir disposer d'outils vraiment performants.

JeanCharles_G : Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, avait annoncé à la rentrée dernière son souhait d'instaurer une "police internationale du Web" chargée de le surveiller, afin de "protéger nos enfants". N'est-ce pas là une sorte de "flicage" afin de mieux maîtriser le média Internet, qui échappe totalement aux autorités?

Pour l'instant, les tentatives de la secrétaire d'Etat à la famille pour instaurer, par exemple, un filtrage des sites pédopornographiques n'ont pas abouti. Le Forum des droits sur Internet a publié un rapport où toutes les parties prenantes dans ce dossier se sont mises d'accord sur les modalités de ce filtrage, mais, pour des raisons techniques, cette disposition ne pourra pas être mise en place avant bien des mois...

niort2009 : Faut-il publier sur Internet une liste des délinquants sexuels ?

Personnellement, je ne suis pas favorable à ce type de publication, ce qui ne veut pas dire que les délinquants sexuels en question ne doivent pas faire l'objet d'un contrôle strict de la part des services de police s'il s'avère que ces personnes présentent un risque de récidive.

niort2009 : Pour plus de sécurité (pour l'identification de chacun, et en particulier des "prédateurs"), l'OpenID (l'équivalent d'une carte d'identité numérique) est-il la solution ?

Je ne suis pas pour l'identification obligatoire sur Internet. Tout le monde doit être libre de faire ce qu'il veut sur le Web dans le respect des lois et d'autrui. Je revendique un droit à l'anonymat (cf. mon livre Tous fichés).

Aher : J'ai lu un sommaire détaillé de votre livre. Visiblement vous connaissez très bien votre sujet, mais si j'étais ado j'aurais envie de brûler ce livre et son auteur : on dirait un outil fait exprès pour permettre aux parents de pourrir la vie virtuelle des ados. Qui êtes-vous pour vous permettre de transgresser ainsi un principe essentiel de la bonne entente dans les groupes humains, dont les familles : le principe du foutage de paix ?

Je vous remercie pour le compliment concernant ma parfaite connaissance du sujet. Le livre que j'ai écrit répond à toutes les questions que l'on me pose au cours des conférences que je donne un peu partout en France à la demande d'associations de parents d'élèves, de collectivités locales, de centres culturels, d'associations familiales. Beaucoup de parents se sentent incompétents dans le domaine des nouvelles technologies. Encore une fois, mon propos n'est pas de diaboliser les nouvelles technologies ni d'empêcher les jeunes ados fougueux, comme vous ;-), d'avoir accès à Internet ou au téléphone mobile. Mon propos est d'aider les parents à assumer leur autorité dans un domaine où ils ont encore du mal à le faire. Et, plus que le sommaire détaillé, je vous encourage à lire le livre complètement !

Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Les dangers du Net - Communauté : stop abus et violences
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 08:59
Un parti politique néerlandais favorable à l'abaissement à 12 ans de l'âge de la majorité sexuelle a engagé des poursuites contre les administrateurs d'un site internet, qui a mis en ligne une liste de personnes condamnées pour pédophilie, a-t-on appris samedi de source policière.

Le trésorier du PNVD (Parti pour l'amour fraternel, la liberté et la diversité), Ad van den Berg, a porté plainte pour "violation de la vie privée, mise en danger et incitation à la haine", a déclaré à l'AFP Jaap Hage, porte-parole de la police à Haarlem (ouest). "La police va ouvrir une enquête dans les prochains jours", a-t-il ajouté.

Van den Berg est lui-même cité sur le site internet www.stopkindersex.com (non à la pédophilie) pour une condamnation remontant à plus de 20 ans, à propos de laquelle "il n'a jamais rien eu à cacher".

Ce site, mis en ligne vendredi, a été enregistré aux Etats-Unis afin de contourner la loi néerlandaise en matière de respect de la vie privée. Il donne les noms, photographies et adresses de Néerlandais condamnés pour des délits ou crimes sexuels, alors que dévoiler de telles informations est interdit par la législation des Pays-Bas.

Sur son propre site internet, le PNVD dénonce une initiative "inacceptable". "C'est une chasse aux sorcières, qui bafoue le principe selon lequel une personne condamnée a le droit à une seconde chance, ce qui inclut le droit au respect de sa vie privée et à ne pas être l'objet de dénonciations publiques," affirme-t-il.

Le PNVD, qui ne compte pas d'élus, revendique l'abaissement de la majorité sexuelle à 12 ans et la légalisation de la possession de matériel pédophile.

De leur côté, les fondateurs de "stopkindersex" souhaitent mettre en garde les citoyens néerlandais contre la présence de personnes condamnées pour pédophilie dans leurs quartiers. Le fonctionnement du site internet était perturbé samedi par le grand nombre de visites.

(source Le Monde du 7/02/2009)
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Tous ensemble dénonçons - Communauté : stop abus et violences
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /2009 16:01

Je vous rappelle que l'affaire d'Outreau c'est l'histoire d'enfants victimes d'abus sexuels de leurs parents et qui dénoncent huissier, commerçant, prêtre, médecin, voisins, parents d'élèves...

Voici les principales dates:

Les grandes dates de l'affaire Outreau

2001
22 fév: ouverture d’une information judiciaire après le signalement par les services sociaux de soupçons d’abus sexuels sur des enfants par leurs parents à Outreau.
Premières mises en examen dès mars. Une quinzaine de suspects écroués dans l’année. Une vingtaine de victimes identifiées.

2002
juin: mort en prison, de surdose médicamenteuse, d’un des suspects clamant son innocence. Une information judiciaire sera ouverte en avril 2007.

2003
1er juil: 17 personnes renvoyées aux assises.

2004
4 mai-2 juillet: procès où les deux principales accusées, Myriam Delay et Aurélie Grenon, avouent des viols mais admettent avoir accusé les autres à tort.
Gérald Lesigne, qui siège comme avocat général au procès, requiert les sept acquittements et les dix condamnations que la cour prononcera.
Six condamnés font appel.

2005
7 nov - 1er déc: procès en appel. Acquittement général.
Le ministre de la Justice Pascal Clément lance des enquêtes dans les services judiciaires, policiers et sociaux.
5 déc: Le président Chirac présente «regrets et excuses» aux treize acquittés, dont certains ont passé près de trois ans en détention provisoire. Tous recevront des indemnisations financières.

2006
10 jan - 8 avr: commission d’enquête parlementaire qui présente le 7 juin, après 200 auditions, 80 propositions pour la justice.

9 juin: l’Inspection générale des services judiciaires conclut à «de très nombreuses insuffisances» des magistrats mais estime qu’il n’y a pas matière à poursuite disciplinaire.

18 juil: Pascal Clément saisit néanmoins le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) sur la responsabilité du juge d’instruction Fabrice Burgaud et de M. Lesigne.

24 oct: Le Conseil des ministres adopte le projet de réforme de la justice dont la mesure phare est l’enregistrement des interrogatoires.

2008
19 - 22 mai: Gérald Lesigne comparaît devant le CSM. La Chancellerie, qui l’accuse de «manque de rigueur» et d’avoir insuffisamment tenu informé le parquet général, demande son déplacement d’office.

18 juil: le CSM considère qu’il ne mérite aucune sanction puisque la seule faute pouvant lui être reprochée -avoir présenté comme crédible à sa hiérarchie un trafic de cassettes vidéos pédophiles avec la Belgique- est couverte par l’amnistie.

29 juil: au nom des «traumatismes» de l’affaire, Gérald Lesigne est prié par Rachida Dati de quitter ses fonctions. Il est nommé à Caen. Les syndicats dénoncent une sanction déguisée.

(Source AFP)

Outreau: le juge Burgaud prétend ne pas avoir «failli»
Fabrice Burgaud a assuré lundi après-midi devant le Conseil supérieur de la magistrature n'avoir commis «aucune faute disciplinaire, ni de près ni de loin» dans l'instruction de l'affaire de pédophilie d'Outreau, vrai fiasco judiciaire.
Le juge Fabrice Burgaud, entendu par le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) sur son instruction du fiasco judiciaire d'Outreau, a assuré ce lundi qu'il n'avait «failli d'aucune sorte à (son) serment de magistrat».

«Je n'ai commis aucune faute disciplinaire, ni de près ni de loin. Je n'ai failli d'aucune sorte à mon serment de magistrat», a affirmé Fabrice Burgaud, tout en soulignant qu'il ne prétendait pas «avoir mené une instruction parfaite».

Cette comparution devant le CSM représente «l'occasion, sans doute la première véritable (...) de pouvoir m'expliquer», a -t-il ajouté.

Huit ans après le début de son enquête au tribunal de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) sur cette affaire d'abus sexuels sur mineurs -qui s'est soldée par 13 acquittements- Fabrice Burgaud comparaît devant ses pairs toute cette semaine. L’affaire d’Outreau reste comme l’un des plus grands fiascos judiciaires français.

Cet après-midi, le juge Burgaud a considéré que les conclusions «de dernière minute», déposées le 20 janvier par la Chancellerie, «ne reposaient sur aucun élément sérieux».

La défense dénonce «la stratégie politique» de la Chancellerie

Avant lui et dès l'ouverture de l'audience ce matin, les défenseurs du juge ont accusé la Chancellerie d'obéir à une «stratégie politique» pour «avoir la tête» du magistrat qui a instruit le fiasco judiciaire d'Outreau.

C'est le ministère de la Justice qui a saisi le CSM en juillet 2006, malgré une enquête interne qui concluait certes à des «insuffisances» mais ne voyait aucune faute disciplinaire. Dans cette note du 20 janvier dernier, la directrice des services judiciaires, Dominique Lottin, estime notamment que le juge Burgaud a commis une «accumulation de manquements» au «caractère systématique voire volontaire», introduisant donc l'idée que c'est «délibérément» et non par inexpérience que le juge a renvoyé des innocents devant le tribunal.

L'avocat de fabrice Burgaud, Me Maisonneuve a souligné ce matin que cette note intervenait «dans les moments» suivant «l’annonce de la suppression du juge d’instruction», par le président Nicolas Sarkozy, «un juge dangereux, incontrôlable». «Il faut supprimer le juge d’instruction, alors commencez par supprimer celui-là», a lancé l’avocat selon lequel «il faut avoir la tête du juge Burgaud».

La défense a d'ailleurs demandé que la note soit écartée, mais après une heure de délibérations, le président de la cour de Cassation a rejeté la demande, estimant notamment que cette note n'attentait pas aux droits de la défense.

Le juge Burgaud s'explique point par point

Lisant une déclaration dactylographiée, Fabrice Burgaud s'est donc expliqué cet après-midi sur chacun des griefs qui lui sont faits par la Chancellerie.

Alors qu'il lui est reproché des «vérifications insuffisantes» durant l'instruction de cette affaire d'abus sexuels sur mineurs, menée de 2001 à 2002, Fabrice Burgaud a souligné que «les vérifications effectuées ont été jugées suffisantes tant par le juge d'instruction qui m'a succédé (en août 2002, ndlr) que par la chambre de l'instruction» de la cour d'appel de Douai.

«L'absence de confrontation» entre les mineurs et les adultes mis en cause a été «entièrement confirmée par la chambre de l'instruction», organe chargé du contrôle des actes d'instruction.

Le «manque de méthode» est l'un des autres griefs faits au magistrat, qui a expliqué avoir «régulièrement organisé des réunions de travail» entre les différents services enquêteurs qui se sont vus délivrer «des axes clairs». Il a dit avoir recouru à une «méthode classique» et s'être «efforcé de recouper les déclarations des mineurs avec celles des adultes».

Concernant le crédit excessif qu'il aurait accordé à certains enfants, Fabrice Burgaud a assuré avoir exercé «une analyse critique» de leurs déclarations à travers des "expertises psychologiques".

(Source AFP) et Libération

Affaire Outreau - Fabrice Burgaud prétendu seul responsable
Fabrice Burgaud, qui instruisit l’affaire d’Outreau, comparaît pendant cinq jours devant le Conseil supérieur de la magistrature, en audience publique. La Chancellerie vient de durcir les charges à l’encontre du magistrat, bouc émissaire d’un fiasco que la chaîne pénale aurait pu atténuer.

A 37 ans, Fabrice Burgaud encourt la révocation pour manquements à l’honneur et à la probité dans l’exercice de son métier. Il le sait et il vit mal cette situation, rare dans la magistrature plutôt corporatiste et discrète dans le règlement de ses affaires internes. Même le juge Jean-Michel Lambert, qui provoqua des dégâts dans l’instruction de l’assassinat de Grégory, n’aura été à ce point mis au ban de l’institution et de la société. Fabrice Burgaud, désormais au parquet de Paris, est devenu le symbole d’une colossale erreur judiciaire qui frappa de plein fouet treize personnes à Outreau (Pas-de-Calais) en 2001. Poursuivis pour pédophilie sur la base de faux témoignages, ils ont subi, jusqu’en 2004 et 2005, la vindicte publique, la dislocation familiale, le placement de leurs enfants, la perte de leur emploi, la détention, la comparution aux assises – deux fois pour six d’entre eux.

Pour finalement être tous disculpés et acquittés. Si le juge Fabrice Burgaud avait tenu compte de leurs dénégations, des invraisemblances du dossier, de l’absence de preuves, ces treize innocents n’auraient pas été broyés. Car, même réhabilités et indemnisés, tous conserveront des séquelles du drame enduré. Aujourd’hui, Fabrice Burgaud répond seul du fiasco : la chaîne pénale est exonérée de toutes responsabilités. Ses soixante-quatre collègues qui ont eu à traiter l’affaire, de sa hiérarchie aux organes de contrôle en passant par le juge qui lui a succédé en août 2002, ont tous été absous. Jusqu’au procureur de Boulogne-sur-Mer, Gérald Lesigne, jugé en 2008 par ses pairs, qui s’en est tiré avec une simple mutation négociée – il est substitut général à la cour d’appel de Caen, affect

Haro sur Burgaud
Seul. Très seul, donc, Fabrice Burgaud. S’il est normal et juste qu’il comparaisse devant la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), si une sanction apparaît inévitable, il serait cependant regrettable que la chambre de la Cour de cassation où se déroule l’audience soit transformée en arène, avec « mise à mort » programmée. C’est ce que redoute sa défense, à laquelle un rude coup vient d’être porté. Dans une note d’observation datée du 20 janvier dernier, rédigée au nom du garde des Sceaux et publiée le 24 par Le Nouvel Observateur, le ministère de la Justice accable le jeune magistrat.

La Chancellerie lui reproche désormais « une accumulation de manquements dont la répétition tout au long de la procédure démontre le caractère systématique voire volontaire. » Le texte, adressé au président du conseil de discipline, stigmatise « un manque de rigueur, d’impartialité, d’égards envers les justiciables » ; des pratiques ayant compromis le contrôle, par les autres magistrats, « d’un dossier rendu confus » et empêché « la remise en question d’éléments présentés de façon péremptoire. »

Pire : son comportement a donné « une image dégradée de l’institution judiciaire », un fait « contraire à l’honneur et se trouvant dès lors exclu du bénéfice de l’amnistie. » Cette seule phrase résume l’objectif de la note ministérielle : les faits reprochés, commis avant le 17 mai 2002, sont amnistiables – sauf en cas de manquements à l’honneur et/ou à la probité. Jusqu’alors, les témoignages et rapports pointaient « l’inexpérience » du juge de 30 ans, ses « très nombreuses insuffisances », ses « maladresses », ses « erreurs d’appréciation. » Les critiques s’abattant sur son travail n’étaient pas facilement sanctionnables, les « actes juridictionnels » d’un magistrat du siège, indépendant, étant en droit intouchables.

En parlant de fautes systématiques voire volontaires et d’attitudes contraires à l’honneur, les services judiciaires de la Chancellerie fixent une feuille de route très claire au CSM : pas d’amnistie, la sanction s’impose. Reste que ce sont les sages qui décideront, en fonction des débats, de l’avenir professionnel de Fabrice Burgaud.
(source France Soir )

La presse, également responsable

Depuis les treize acquittements survenus dans le dossier d’Outreau, la presse n’a pas eu de mots assez durs pour cingler Fabrice Burgaud. La presse qui, dans un élan unanime, détaillait en 2001 et 2002, à grand renfort de superlatifs, les orgies « pédopornographiques » qui se déroulaient à la Tour du Renard. Ce n’est pas le juge d’instruction de Boulogne-sur-Mer qui a révélé l’affaire en novembre 2001 mais le procureur de la République, Gérald Lesigne. Ce n’est pas M. Burgaud qui a jeté en pâture les noms des dix-sept suspects, et parmi eux « des notables », précision ayant accru l’intérêt médiatique. Dans son rapport rendu en juin 2006, la commission d’enquête parlementaire a consacré vingt pages à la pression des médias, l’avocat général parisien Yves Jannier rappelant au passage que ceux-ci ont « quand même présenté toutes les personnes mises en cause, dans un premier temps et jusqu’au premier procès, comme d’horribles criminels ».

A l’occasion de la rentrée solennelle du tribunal de Versailles qu’il présidait alors, Jean-Yves Montfort a également insisté sur les dérapages journalistiques : « Qui a inventé ces images hallucinantes, “le quartier de l’horreur”, “la cité de la honte”, “l’affaire Dutroux à la française”, “l’enfer des victimes de la Tour du Renard”, “le réseau des abuseurs d’enfants” ? Le juge d’instruction ? Non ! Les journaux réputés les plus sérieux […] Une presse libre, responsable, qui revendique hautement sa déontologie, n’a-t-elle pas le devoir de mettre en doute toute vérité officielle, de vérifier ses sources, de recouper ses informations ? Ou s’alimente-t-elle seulement des communiqués des procureurs de la République, des confidences orientées des parties à l’affaire et de leurs conseils, des ragots des couloirs des commissariats et des palais de justice ? » La charge est lourde mais juste. Peu de journaux ont fait leur mea-culpa.

L'affaire d'Outreau c'est le drame d'enfants violés, d'innocents sacrifiés et d'une enquête ratée. C'est un désastre humain et judiciaire.

La descente aux enfers de cette femme (Myriam Badaoui) dans un univers de misère sociale et de violence conjugale. Il ne faut pas perdre de vue que les enfants ont bien été violés et ont subis des tortures sexuelles et psychologiques par leurs parents.


Pour en débattre venez nous rejoindre ICI  http://famillepourvous.discuforum.info/t1941-Affaire-Outreau.htm

Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Tous ensemble dénonçons - Communauté : stop abus et violences
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