Recommander

Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /2009 10:13
Le rapport 2008 de l’Oned a été remis le 10 février à la Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, madame Nadine Morano.
Il présente deux chapitres, le premier présentant un état des lieux de la mise en place des cellules de recueil, de traitement et d’évaluation des informations, le second étant consacré à la mesure et à la croissance nationale du taux de prise en charge en protection de l’enfance.

Oned c'est quoi ?
Afin de parvenir à une meilleure coordination de l'action de l'Etat, des Conseils généraux et des associations de protection de l'enfance, l’Observatoire national de l’enfance en danger (Oned) a été créé avec la loi du 2 janvier 2004. Il a pour mission de « mieux connaître le champ de l'enfance en danger pour mieux prévenir et mieux traiter ».
L’Oned a un rôle d’appui des politiques de protection de l'enfance, telles qu'elles sont définies par l'Etat et mises en œuvre par tous les acteurs de la Protection de l'enfance.
L’activité de l’Oned peut s'inscrire dans les collaborations régulières avec l’ensemble des acteurs du champ de la protection de l'enfance, en France et à l'étranger, les autres contribuant à la mise en place et la mise à jour du Centre de Ressources Numérisées.
L’ensemble de ces activités se traduit par des publications mises à disposition en ligne, avec pour objectif une diffusion et une mutualisation des connaissances et savoirs actuellement pertinents pour tous les professionnels agissant dans le champ de la protection de l'enfance.

Le rapport 2008 de l'Oned
Le rapport 2008 de l’Oned a été remis le 10 février à la Secrétaire d’Etat chargée de la Famille, madame Nadine Morano.
Il présente deux chapitres, le premier présentant un état des lieux de la mise en place des cellules de recueil, de traitement et d’évaluation des informations, le second étant consacré à la mesure et à la croissance nationale du taux de prise en charge en protection de l’enfance.

Etat des lieux de la mise en place des cellules de recueil, d’évaluation et de traitement des informations préoccupantes
Après un rappel du rôle et des objectifs de la cellule, ainsi qu’un état des lieux de sa mise en place dans les départements issu d’échanges sur le terrain et d’une enquête menée au cours du printemps 2008, le rapport présente une série de commentaires et de préconisations.

Il apparait ainsi que 68 départements ont déjà mis en place un dispositif de recueil des informations préoccupantes, parfois antérieurs à la loi. Le rapport étudie notamment cinq types d’organisation de cellules, de la plus centralisée à la plus déconcentrée, ce dernier modèle pouvant susciter quelques interrogations quant à sa conformité avec l’esprit de la loi. L’enquête indique que, dans 22 départements, un protocole conforme à la loi du 5 mars 2007 est signé avec la Justice ainsi qu’avec d’autres partenaires en protection de l’enfance, qu’un projet est en attente de signature dans 19 autres départements ou en cours de rédaction avec les partenaires dans 31 départements. Ces protocoles sont d’autant plus importants qu’ils participent à une meilleure lisibilité du rôle de la cellule, favorisent l’échange d’informations et de réflexion entre partenaires institutionnels et la mobilisation des acteurs pouvant intervenir en protection de l’enfance.

Le rapport souligne que ces nouveaux dispositifs conduisent les acteurs de la protection de l’enfance et particulièrement les départements à réorganiser le recueil des informations préoccupantes, à favoriser le partage pluri-institutionnel et pluri-professionnel de la réflexion et à se donner les moyens de regrouper et de suivre le traitement des informations préoccupantes.

Amélioration de la connaissance chiffrée de l’enfance en danger
Au 31 décembre 2006, le nombre d’enfants de moins de 18 ans bénéficiant d’au moins une mesure est estimée à 265 913 sur la France entière, soit 1,88% des moins de 18 ans. La proportion des mineurs pris en charge a ainsi augmenté de 4% par comparaison avec la période 2005-2006, alors qu’elle n’avait connu qu’une hausse de 1% au cours de la période 2004-2005. L’Oned souligne que la fragilité de ces chiffres issus de différentes sources ne peut permettre de conclure à une tendance pluriannuelle de l’augmentation. Cette dernière ne pourra être affirmée que si elle perdure au cours des années à venir.

Consulter le rapport 2008 : http://www.oned.gouv.fr/docs/production-interne/rapports/rapport_oned2008_0…
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Actions contre la maltraitance - Communauté : stop abus et violences
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 17:02
On l'attendait, c'est désormais officiel. Nicolas Sarkozy vient d'annoncer vendredi qu'il souhaitait qu'on établisse en France un filtrage des sites pédophiles sur la base d'une liste noire."Il n'y aucune raison que les fournisseurs d'accès permettent l'accès à des sites pédopornographiques", explique le chef de l'Etat, pour qui "on peut parfaitement assurer la liberté qui est tout à fait nécessaire et en même temps le devoir de protection des plus vulnérables". "Internet n'est pas hors de l'Etat de droit. Notre devoir, c'est de protéger et d'aider les familles".

Personne n'est susceptible de s'élever contre une mesure visant à interdire bloquer la pédopornographie sur Internet. Reste à savoir comment l'interdire. Et c'est là où le bât blesse. Depuis un an, fournisseurs d'accès et pouvoirs publics n'ont jamais pu s'entendre sur la méthode à employer, tout simplement car il n'en existe aucune efficace.

1/Filtrer le web est juridiquement complexe

Chez Orange, que j'ai contacté, on explique pour commencer qu'il faut d'abord s'entendre sur un «cadre». «On peut filtrer, mais si les sites sont hébergés à l'étranger, comme c'est souvent le cas, on a besoin d'un cadre juridique pour agir». Ce qui ne va pas de soi. Des négociations sont en cours à ce sujet entre ministère de l'Intérieur et Fédération française des télécoms (FFT). Car la hantise des fournisseurs d'accès (FAI) est d'avoir à faire la police eux-mêmes.

La solution retenue jusqu'ici serait que la police et la gendarmerie (précisément l'OCLCTIC ou Office Central de Lutte contre la Criminalité liée aux Technologies de l'Information et de la Communication, ouf) constituent une liste noire de sites interdits qu'il transmettrait ensuite aux FAI. A charge pour eux d'assurer le filtrage. Une solution qui évite de recourir à la justice, absente de la chaîne de décision.

EDIT : Contacté, un haut responsable d'un des trois grands FAI explique, sous couvert d'anonymat, que la mise en place prendra six mois et se fera dans le cadre d'un décret ajouté à la Loi d'orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi). Les FAI sont dans l'attente d'un cahier des charges précis sur ce qui leur est demandé.


2/ Filtrer le web est techniquement compliqué.

Mais si bloquer l'accès à un site est possible pour un fournisseur d'accès, cela s'avère complexe, Et peu efficace. Le Forum des droits sur Internet avait rendu un rapport remis à la fin de l'année dernière sur la question. Il concluait déjà à la difficulté pratique de mettre en place un filtrage, tout en l'encourageant tout de même. Pourtant, d'autres spécialistes ne sont pas de cet avis. C'est le cas de Jérémie Zimmerman, de la Quadrature du Net. Pour lui, le filtrage est «inefficace au mieux, contre productif au pire».

Contrairement à d'autres pays parfois cités en exemple, le réseau internet français est complexe, puisque divisé entre de nombreux opérateurs. Il existe trois méthodes de filtrage : par l'IP (l'adresse du serveur sur lequel se situe le site qu'on veut filtrer), par DNS (le nom du domaine concerné, type «pedophilie.com») et par une méthode hybride, combinant les deux approches. Selon Jérémie Zimmerman, toutes ces méthodes sont contournables par un internaute avec un minimum de connaissances, au moyen d'un serveur proxy, qui contournera les filtres mis en place.

Bref, il n'existe aucun moyen sûr de filtrer l'accès à un site. Aucun FAI ne prend d'ailleurs le risque d'affirmer le contraire. Et on risque la catastrophe à essayer. Le cas s'est produit au Pakistan, lorsque l'Etat a voulu interdire une vidéo sur Youtube. A cause d'une erreur, c'est l'ensemble de Youtube qui s'est retrouvé bloqué, non seulement au Pakistan mais dans toute la région.

EDIT : Les opérateurs français ne sont d'ailleurs pas dupes. Le haut responsable cité plus haut explique que la solution vers laquelle on s'oriente est celle du filtrage DNS. A la question "mais cela risque d'être inefficace", il répond "on fait preuve de bonne volonté à l'égard des pouvoirs publics. Si on peut détourner une partie de l'audience de ces sites, c'est déjà bien"'. En clair, le gouvernement pourra dire qu'il agit et les FAI montrer qu'ils luttent contre la pédopornographie, même si les cyber-pédophiles expérimentés n'auront aucun mal à continuer d'accéder à leurs sites

3/Filtrer le web n'est pas toujours efficace

Autre question, à l'autre bout, celle de la "liste noire" des sites. Par définition, un site pédophile s'enregistre rarement sous un nom de domaine comme "pedophilia.com". Les images et autres contenus illicites voyagent de site en site, dans des forums, des newsgroups et autres et sont donc difficiles à identifier. Si la liste permettrait donc à priori de filtrer les sites les plus connus, il est douteux qu'elle empêche la circulation via d'autres canaux de contenus pédopornographiques.

Effet pervers : l'impossibilité de traquer les pédophiles en repérant qui va sur ces sites. Ce qui nuit au travail des enquêteurs, qui ne peuvent plus repérer les criminels ni infiltrer des filières pour les démanteler. On peut même imaginer que, face à une sécurité renforcée, les propriétaires de ces sites ne trouvent d'autres moyens plus complexe pour vendre leurs contenus.

EDIT : Le même responsable explique que selon l'accord, les sites pédophiles français seront fermés par la justice plutôt que filtrés, ce qui semble plus logique

4/ Filtrer le web inquiète le web.

Alors pourquoi cette précipitation à vouloir filtrer les contenus pédophiles ? Pour un certain nombre d'acteurs du web, la réponse est simple : mettre en place ce contrôle des contenus créera un précédent qui permettra à l'industrie musicale et aux ayants droits de justifier la nécessité de filtrer d'autres sites, notamment ceux offrant des fichiers piratés, sites de trackers bittorrent ou de liens vers des films en streaming ou en download direct...

La volonté de la Sacem et des maisons de disque d'interdire purement et simplement l'accès à The Pirate Bay et autres n'est pas nouvelle. Ni cachée. Le patron du Snep (syndicat national de l'édition phonographique), Hervé Rony, expliquait ainsi en juin dernier à PC Inpact : «Moi, la question de la pédophile un, ne m'étonne pas et deux, m'intéresse forcément parce qu'il va bien falloir que Free nous explique que, si c'est possible pour la pédophilie, c'est peut être possible pour des contenus illégaux de musique même si je ne mets pas les deux choses en rapport !».

L'autre spectre qui inquiète le web est celui d'un Internet à la chinoise où à l'Iranienne, où l'on interdit certains sites contraires aux intérêts de l'Etat. La plupart des acteurs d'Internet sont jaloux de cette liberté qui leur est donnée d'aller voir ce qu'ils veulent, où ils le veulent. Et craignent qu'un filtrage ne soit la porte ouverte à la censure. Le cas s'est d'ailleurs produit au Danemark, où un site hostile au gouvernement a été malencontrueusement glissé parmi une liste de sites pédophiles filtrés.

La perspective d'un web censuré fait généralement bondir les internautes. C'est pourtant ce dont rêvent de plus en plus ouvertement un certain nombre de grosses industries culturelles, qui, aux Etats-Unis, font un lobbying puissant pour le filtrage des réseaux, mais aussi la fin de la Net Neutrality, dont on a déjà parlé ici.

EDIT : Notre haut responsable précise encore qu'il n'est pas question pour les FAI de mettre en place de filtrage systématique : "nous n'en voulons pas". Quant à la neutralité du web, s'il est trop tôt pour se poser la question en terme concret, les FAI français assurent que pour le moment, ils restent favorables à l'équilibre actuel.
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Les dangers du Net - Communauté : stop abus et violences
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 17:02
Le président veut « que les fournisseurs d’accès bloquent les sites pédopornographiques et illégaux recensés sur une liste noire ».
Un objectif à rapprocher de la future loi d'orientation et de programmation de sécurité intérieure (LOPSI).

Filtrer internet est un thème cher au gouvernement français. Hier la ministre de la Culture Christine Albanel expliquait aux députés que pour empêcher le piratage via une connexion Wi-Fi, on pourrait instaurer une liste blanche de sites autorisés. Vendredi 13 février, le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, lors de son discours aux associations familiales, déclarait souhaiter « que les fournisseurs d'accès bloquent les sites pédopornographiques et illégaux recensés sur une liste noire. (...). Il ne faut pas laisser accessibles des sites pédopornographiques pour que des désaxés puissent rentrer en contact avec des mineurs. »

Ce projet de liste noire aurait un coût non précisé pour des FAI inquiets de cette nouvelle charge. D'autant qu'hier, Christine Albanel assurait que le coût pour ces mêmes fournisseurs d'accès, des relevés d'internautes téléchargeurs de contenus piratés serait de l'ordre de 2 à 3 millions d'euros par an.

Une mise en place sous six mois chez les FAI ?
L'annonce de Nicolas Sarkozy prolonge la volonté de filtrage déjà montrée l'an dernier par la secrétaire d'Etat à la Famille, Nadine Morano, et préparée avec la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

Ces diverses annonces alimentent les débats publics comme les échanges entre FAI et autres acteurs (la tribune du Geste en décembre, à propos de la loi Création et Internet, parlait de « filtrage systématique proche de la censure imposée ailleurs par des dictatures ») et pouvoirs publics.

Un journaliste blogueur du Figaro, qui titre « Pourquoi il est compliqué - et inefficace - de filtrer les sites pédophiles », indique qu'« un haut responsable d'un des trois grands FAI explique, sous couvert d'anonymat, que la mise en place prendra six mois et se fera dans le cadre d'un décret ajouté à la Loi d'orientation pour la sécurité intérieure (Lopsi). Les FAI sont dans l'attente d'un cahier des charges précis sur ce qui leur est demandé. »

« L'inquiétude du Web »
L'article souligne aussi la difficulté technique du blocage, rappelant la mésaventure advenue au Pakistan, « lorsque l'Etat a voulu interdire une vidéo sur Youtube. A cause d'une erreur, c'est l'ensemble de Youtube qui s'est retrouvé bloqué, non seulement au Pakistan mais dans toute la région. »

Et notre confrère de mentionner « l'inquiétude du Web », et les deux craintes qu'entraînent ces annonces de filtrage anti-pédophile : qu'il s'agisse d'un précédent pour un futur blocage des contenus piratés, et qu'on aille vers « un Internet à la chinoise ou à l'iranienne ».

Le Forum des droits sur l'Internet (FDI) a publié fin octobre 2008 une recommandation sur « la mise en place du filtrage des sites pédopornographiques par les fournisseurs d'accès à l'internet ». Mandaté par le gouvernement pour étudier le sujet - sa recommandation est relativement favorable au filtrage -, le FDI « insiste sur la nécessité de circonscrire cette mesure aux seuls contenus pédopornographiques, et souhaite que les modifications législatives nécessaires soient effectuées dans le cadre d'une loi spécifique à la lutte contre la pédopornographie sans extension du périmètre à d'autres contenus ».

(source ZDNet )
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Les dangers du Net - Communauté : stop abus et violences
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 17:00
Le tribunal correctionnel d'Alençon a condamné, hier, deux quadragénaires impliqués dans deux affaires de téléchargements illicites sur Internet.
Première affaire. Le prévenu, 44 ans, n'a pas un profil rencontré habituellement au tribunal. Titulaire d'une licence de droit et d'une maîtrise en sciences politiques, il est cadre dans une entreprise de Mortagne-au-Perche. Il se retrouve au tribunal à la suite d'un banal concours de circonstances. Un collègue de travail, en cherchant un document sur son ordinateur en son absence, est tombé sur des photos pornographiques de mineurs.

Les gendarmes se sont alors également intéressés à son ordinateur personnel. Au total, ils ont découvert plus de 22 000 images pornographiques, dont plusieurs centaines concernaient des mineurs ainsi que plusieurs centaines de vidéo. « Je ne pensais pas qu'il était répréhensible de stocker des photos d'adolescentes nues mais uniquement des photos d'adolescentes engagées dans des rapports sexuels », a expliqué le père de famille en costume sombre et chemise rose.

Enfants réels
Le président a relevé que sa liste de favoris, sur son ordinateur professionnel, comportait 35 sites à caractère pédophile. Il s'est également étonné que lors de sa troisième audition, il avait osé évoquer des photos artistiques. Si Internet est un monde virtuel, le magistrat a souligné que les enfants qui avaient posé étaient eux, bien réels.

L'avocat de la défense a indiqué que le quadragénaire, toujours salarié dans l'entreprise, n'avait pas fui ses responsabilités. « J'étais complètement dépendant à Internet, je n'ai jamais fait de fixation pédophile mais pornographique, s'est défendu l'intéressé. Bizarrement, le fait d'avoir dû l'aborder avec mes proches a été une libération ».

Le procureur a requis quatre mois de prison ferme. Le tribunal est allé au delà, prononçant une peine de six mois avec un suivi socio-judiciaire de trois ans et une inscription au fichier des délinquants sexuels.

La deuxième affaire mettait en cause un homme de 41 ans. Ce négociant licencié en philosophie a été pris en flagrant délit dans le cadre d'une enquête internationale baptisée « Falcon », en mai 2007. Certaines images téléchargées sur un site payant mettaient en cause de très jeunes enfants dans des situations pornographiques. L'intéressé s'est défendu d'être dans le déni ni la banalisation. Sans avocat, il a expliqué qu'il était seul à ce moment-là et qu'il effaçait les images au fur et à mesure.

Le procureur a requis quatre mois de prison ferme. Le tribunal l'a condamné à six mois avec sursis. Son nom sera également inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Arnaud TOUCHARD.

( source : Ouest-France )
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Les dangers du Net - Communauté : stop abus et violences
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 13:48

Quand on souffre, qu'on a mal, on se replie sur soit. On tait sa souffrance, son mal être, souvent par peur. Peur de soit, peur de souffrir encore plus, peur du regard des autres, de ce qu'ils vont penser.

Le plus difficile est de commencer à parler de ce que l'on ressent. Mais quand on réussi à dire simplement quelques mots de sa douleur, les choses deviennent alors plus facile. C'est compliqué de traverser cette étape, mais on la regrette très rarement. Bien au contraire.

Si vous ne savez pas de quelle façon commencer, dites-nous juste quelques mots de vous, y compris des banalités. C'est souvent par des banalités qu'on réussi à engager une conversation.

Mettre des mots sur la douleur n’est pas évident

La douleur est un phénomène complexe et normal à la fois, la douleur est un signal d'alerte indiquant à notre cerveau que quelque chose d'inhabituel se passe à l'intérieur de notre corps.

La douleur peut être physique
dont la cause peut être une maladie, un handicap, un accident, une intervention chirurgicale, une inflammation etc…..

Elle peut être :
aigüe
C'est un signal d'alarme qui permet de rechercher la cause, elle a un rôle protecteur .Elle est récente, transitoire et finit par céder rapidement par contre elle est souvent intense.

ou chronique
Dès que la douleur subsiste (>6 mois) elle devient chronique . Cela est en fait une maladie qui va retentir sur l'appétit, le sommeil, la vie quotidienne.

Des douleurs physiques amènent à consulter un médecin, qui peut diagnostiquer une maladie évolutive et freiner une issue gravissime ; mais il se trouve que certaines maladies fatales ne préviennent pas, alors que certains petits "bobos" peuvent être très douloureux.

La pharmacologie à évolué en matière d’anti douleur, de nombreux antalgiques sont efficaces, là encore tout dépend de l’intensité de la douleur et sa cause. Les douleurs neuropathiques ( dues à une maladie neurologique ou neuro musculaire comme une sclérose en plaque, une myopathie…) ne se comportent pas comme les douleurs ordinaires , elles ne réagissent pas à des médicaments comme l'aspirine, et elles réagissent très mal ou pas du tout à des opiacés encore plus forts comme la morphine.

Les traitements médicamenteux peuvent être complétés par des aides comme la sophrologie, l’acuponcture (très efficace dans la douleur provoquée par le zona par exemple) , la kinésithérapie...

La douleur peut être psychogène :
douleur morale c’est une douleur psychique
Ce sont des douleurs qui n'ont aucune cause somatique. Quelquefois le somatique et le psychologique peuvent être intriqués mais la majorité du temps les douleurs proviennent d'un retentissement psychologique
Si la douleur physique qui s’inscrit sur une partie du corps en particulier est localisée, la douleur d’existence est plus diffuse. C’est un peu comme si on avait alors « mal à soi » ou « mal à certaines idées » qui réveilleraient des souvenirs désagréables.

La souffrance psychique peut provoquer aussi chez certains un « stress physique ». Les muscles se contractent quand « ça va pas ».
Tout comme une douleur physique chronique résistante à tout traitement peut provoquer une souffrance psychique

Elle se manifeste par :
Dépression : trouble affectif caractérisé par l'association, variable dans leur regroupement et leur intensité, de différents symptômes : "Le mal à l'âme"
-> tristesse,
-> douleur morale,
-> perte d'intérêt ou de plaisir de toute activité,
-> inhibition psychomotrice (fatigue, perte d'énergie, diminution de la capacité de penser...),
-> troubles du sommeil,
-> perte ou augmentation de poids et de l'appétit,
-> sentiment d'inutilité,
-> pensées de mort et idées suicidaires...

La douleur morale survient à la suite d'un traumatisme psychique important (décès d'un proche, séparation...), d'une maladie grave, d‘une maltraitance physique( enfants battus, femmes battues, morale ( absence se soin, d’amour, harcèlement morale..) et sexuelle (inceste, viol, pédophilie..) ... Parfois le sujet n'a pas toujours conscience du traumatisme initial. Cet "état dépressif" peut apparaître à distance de l'événement causal et/ou être réactivé lors de la survenue d'événements similaires, même dans son entourage. Alors son corps se manifeste comme il peut pour se défendre contre ce qui fait mal.

La douleur peut être provoquée
Pour en oubliez une autre, par exemple , l’automutilation est le fait de s’infliger une blessure volontairement. La douleur ainsi provoquée « attire » l’attention sur une partie du corps en particulier. Le « mal à soi » diffus et envahissant se trouve alors limité à une toute petite zone corporelle et serait ainsi maîtrisée, mais seulement pour un temps et c’est une fausse solution qui ne permet pas de pouvoir avancer et résoudre le problème psychique.


J'avoue ne pas très bien comprendre la position négligente accordée aux douleurs dites psychogènes ou morales. Je ne crois pas à la douleur décrite non ressentie, pour l’avoir vécu moi-même, quand une personne dit " j'ai mal ", c'est vrai. Elle ou il ressent une douleur

Le corps peut venir signifier des choses par la douleur qu’elle soit physique ou morale. Il faut apprendre à l’écouter car une douleur n’est jamais normale mais est un signe que quelque chose va mal.
Puis, n’oubliez pas que loin d’être une fatalité les maux de toutes sortes, qu’ils soient psychiques ou physiques se traitent et se soignent ! Alors n’hésitez pas à faire appel aux professionnels !

La douleur n'est pas une fatalité, on peut la prévenir et la traiter. La douleur n'existe pas sans raison, ne la laissez pas s'installer. N'hésitez pas à en parler, votre médecin ou un spécialiste en cherchera les causes ou vous aidera à en comprendre la cause et la prendre en charge.

Il n'y a pas une, mais des douleurs qui se distinguent par leur origine, leur durée, leur intensité... La souffrance morale augmente les douleurs. Supporter la douleur ne permet pas de mieux lui résister. Les douleurs altèrent le confort et la qualité de vie. Elles diminuent votre énergie et retentissent sur votre vie quotidienne. Tout le monde ne réagit pas de la même façon à la douleur. Vous seul pouvez décrire votre douleur : personne ne peut et ne doit se mettre à votre place.


Nos forums

 

La Maison du Soleil : Forum de l’association Le Soleil Blanc pour que les ados puissent déposer leurs maux avec leurs mots et apprennent à s’entre aider : http://ados.discussionforyou.com/index.php . Les adultes investis, ou connaissant bien, la souffrance des Ados y sont la bienvenue pour les soutenir, les écouter et éventuellement les accompagner vers une orientation.

Famille Pour Vous : Forum de l’association pour les familles ou personnes en détresse. Point d'écoute, d'aide, d'orientation et d'informations. C'est également un journal d'actualités dénonçant toutes les graves violations des droits de l'enfant et de la femme et des actions à mener pour que "PLUS JAMAIS CA" : Les membres de l’association y sont à votre écoute, ainsi que les personnes inscrites sur le forum qui est lui aussi un forum d’aide et d’entre aide. http://famillepourvous.discuforum.info/index.php

« Personne ne peut porter la peine de l’autre, mais marcher à ses cotés est toujours possible. »

Donnez-vous la parole. L'écriture est parait-il la meilleure des thérapies. "ouvrez" votre livre et votre coeur.
"Les faits ne cessent pas d'Exister, parce qu'on les passe sous silences"
N'hésitez pas, à demander de l'aide, il n'y a aucune honte à avoir, bien au contraire.

Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Présentation de l'association - Communauté : trop dure la vie....
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Syndication

  • Flux RSS des articles

Créer un Blog

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés