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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 09:58
Déclaration de Mme Ann M. Veneman, Directrice générale de l'UNICEF sur la Journée internationale de la femme 2009
8 Mars 2009 : Femmes et hommes s'unissent pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles

Cette année, la Journée internationale de la femme aborde un problème qui fait honte à la communauté internationale.

Chaque jour, un peu partout dans le monde, des femmes et des filles affrontent la violence domestique, l'exploitation sexuelle, les sévices sexuels et la traite. Trop souvent, les auteurs de ces crimes sont impunis. Le viol et la violence sexuelle sont de plus en plus utilisés comme armes de guerre dans les situations de conflit.

Dans des endroits comme la République démocratique du Congo, où cinq millions de personnes ont péri dans les conflits, les femmes et les filles qui ont survécu aux violences sexuelles ont souvent subi d'horribles blessures, des traumatismes émotionnels, l'infection au VIH/SIDA et des grossesses non désirées. Ces actes de violence ont des conséquences catastrophiques à long terme sur la vie de ces filles et de ces femmes, et sur les sociétés entières.

Les mères qui survivent à la violence sont souvent moins à même de répondre aux besoins physiques et psychologiques de leurs enfants, ce qui, à son tour, compromet le développement des aptitudes sociales et le bien-être affectif de leurs enfants.

Les hommes et les garçons ont un rôle considérable à jouer pour mettre fin à la violence contre les femmes. Pour cela, l'un des moyens les plus importants consiste à mettre sur pied des programmes et activités qui éduquent les hommes et les garçons, en les incitant à prendre leurs responsabilités et à abandonner les attitudes et pratiques qui perpétuent la violence.

Au cours des mes déplacements, j'ai rencontré beaucoup de femmes et de filles victimes de la violence, notamment la violence sexuelle. La douleur dans leur regard est inoubliable. Leur vie, indéniablement, a changé pour toujours.

Partout dans le monde, les gens doivent travailler ensemble pour mettre fin à la violence contre les femmes et les enfants, il s'agit là d'une obligation et d'un impératif moral à la fois.
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Tous ensemble dénonçons - Communauté : stop abus et violences
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 19:47



Agir contre la traite des femmes aux fins d'exploitation sexuelle
Comme l'année dernière, à l'occasion du 8 mars, Journée internationale de la femme, Amnesty International France a décidé de mettre l'accent sur la traite des femmes aux fins d'exploitation sexuelle.

Dans son rapport en 2006 concernant les violences faites aux femmes en France, Amnesty International France constatait "qu'en l'absence d'une réelle volonté politique assortie de moyens permettant d'identifier les personnes victimes de la traite des êtres humains aux fins de prostitution, celles-ci sont considérées comme des délinquantes. Elles sont sanctionnées d'une part comme prostituées se livrant à une activité de racolage, et, d'autre part, pour certaines, comme migrantes en situation irrégulière".
Aujourd'hui, la question de l'identification des victimes de la traite reste cruciale dans le cadre de la protection de ces dernières.
En effet, de l'identification des victimes en tant que telles dépend l'accès à l'aide, l'assistance et la protection.
Les victimes qui ne sont pas répertoriées comme telles se retrouvent en danger.
Si elles sont étrangères et en situation irrégulière, elles risquent d'être notamment sanctionnées pour immigration clandestine ou d'être expulsées vers des pays où elles peuvent être de nouveau victimes de la traite ou d'autres atteintes à leurs droits fondamentaux.

Dans toute l'Europe, des femmes, des hommes, des enfants sont victimes de la traite des êtres humains à des fins d'exploitation dans divers secteurs, notamment les travaux domestiques, l'agriculture, la production, la construction et l'hôtellerie, ou à des fins d'exploitation sexuelle.

Ces personnes sont soumises à un ensemble de violations de leurs droits fondamentaux, notamment :

- le droit à l'intégrité physique et mentale
- le droit à la liberté et à la sécurité de la personne
- le droit de ne pas être réduit en esclavage, de ne pas être soumis à des pratiques s'apparentant à de l'esclavage
- le droit de ne pas être soumis à des actes de torture ou autres traitements cruels, inhumains ou dégradants
- le droit d'avoir une vie de famille
- le droit de circuler librement
- le droit à la vie privée, aux meilleurs soins de santé possibles et à un logement présentant toutes garanties de sûreté et de sécurité.


C’est leur dignité même qui est violée.
Certaines ne survivent pas à cette accumulation de violations des droits humains.

Quant aux autres, il arrive que leur sort soit signalé aux autorités. Mais loin d'être considérées comme des victimes d'un crime odieux, comme des personnes dont les droits ont été violés, elles sont traitées comme des criminels ou des migrants en situation irrégulière qu’il faut expulser le plus rapidement possible.

Lorsque les autorités engagent des poursuites contre les trafiquants, les victimes de la traite sont instrumentalisées par l’appareil judiciaire. Les répercussions psychologiques, médicales et sociales des épreuves subies par ces personnes, ainsi que les causes sous-jacentes (y compris les facteurs qui les incitent à quitter leur pays et les attirent au lieu de destination), sont rarement prises en compte.
L’aide qui est parfois offerte aux victimes de la traite est le plus souvent tributaire de leur coopération aux poursuites engagées contre les trafiquants. Une telle coopération les place souvent, elles et les membres de leur famille, à la merci de représailles.
Il est très rare que les victimes de la traite obtiennent justice, sous forme de réparation, d’indemnisation, de restitution et de réadaptation, pour les atteintes aux droits fondamentaux dont elles ont fait l’objet.
Les personnes étrangères n'ayant pas obtenu un permis de séjour dans le pays où elles se trouvent sont le plus souvent renvoyées dans leur pays sans aucune considération des menaces qui pèsent sur elles. À leur retour, elles risquent d’être de nouveau soumises à la traite ou victimes de violences de la part des trafiquants ou d’autres personnes.

La Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains en 2008 est une avancée.
Cette Convention est entrée en vigueur en février 2008. Il faut maintenant qu’elle soit mise en œuvre.

Qu’en est-il en France ?

La France a pris certaines mesures positives.

2003, la Loi sur la sécurité intérieure introduit l’infraction de traite des êtres humains dans le Code pénal français.
22 mai 2006, signature de la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains.
9 janvier 2008, ratification de cette convention.
Décembre 2008, mise en place d’un groupe de travail piloté par le ministère de l’Intérieur et celui de la Justice ayant pour objectif d’élaborer un plan national de lutte contre la traite des être humains d’ici fin 2009.


Pour autant, à ce jour, on peut encore regretter, comme on le faisait dans le rapport d’AI de 2006 «Les violences faites aux femmes en France, une affaire d’Etat» :

« En l’absence d’une réelle volonté politique assortie de moyens permettant d’identifier les personnes victimes de la traite des êtres humains aux fins de prostitution, celles-ci sont considérées comme des délinquantes. Elles sont sanctionnées d’une part comme prostituées se livrant à une activité de racolage, et d’autre part, pour certaines, comme migrantes en situation irrégulière. (…)

L’ensemble des professionnels impliqués, notamment les responsables de l’application des lois, les magistrats et les services sociaux, doivent être initialement et régulièrement formés à la réalité de la traite des êtres humains aux fins de prostitution.
Enfin, les femmes soumises à la traite doivent disposer d’un accueil et d’un accompagnement adéquat et sécurisé qui garantissent la protection de leurs droits fondamentaux, et ce sans qu’aucune forme de conditionnalité ne leur soit imposée.

La France ne peut se satisfaire de poursuivre et de sanctionner les trafiquants, mais doit nécessairement mettre le respect et la protection des droits fondamentaux de la personne au cœur de son action.

AI appelle les autorités françaises à s’assurer que les personnes aux mains des trafiquants puissent bénéficier d’une aide et d’une protection sans condition, et à ce qu’elles ne soient pas sanctionnées pour des actions qui résultent de leur condition de victimes de la traite des êtres humains.

http://www.amnesty.fr/index.php/agir/campagnes/femmes/agir/agir_contre_la_t…

Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Violence envers les femmes - Communauté : stop abus et violences
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 19:46
Pierre Ferry, responsable de la protection de l’enfance à l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, présente les réflexions que pose la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et contre les abus.


A-t-on une idée de l’ampleur de l’exploitation sexuelle des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre ?

L’exploitation sexuelle à des fins commerciales des enfants aurait tendance à s’intensifier. De nombreux liens existent entre la traite à des fins sexuelles et à des fins de travail, la prostitution enfantine, le tourisme sexuel et la pornographie mettant en scène des enfants. D’autre part, les abus, les violences et l’exploitation sexuelle en milieu scolaire restent préoccupants. Enfin, les filles travailleuses domestiques sont souvent victimes d’abus et d’exploitation sexuels. Il existe très peu d’informations sur les abus, les violences et l’exploitation sexuelle commise sur les enfants au sein de leur famille, les enfants vivant dans les rues, les enfants talibés ou encore sur les enfants placés en institution (orphelinat, structures d’accueil et d’hébergement). L’ampleur réelle de toutes les formes d’abus et d’exploitation sexuelle des enfants reste très difficile à déterminer du fait – entre autres – du faible nombre de déclarations (les victimes ayant peur de représailles, de la stigmatisation et de l’exclusion sociale), de la persistance de résistances culturelles relatives à la sexualité et aux violences sexuelles, et de l’absence d’un système centralisé de collecte et de traitement des données.

Quelle est la réponse apportée par l’Unicef ?

L’Unicef s’est engagé auprès de nombreux gouvernements de la région pour l’élaboration de plans d’actions nationaux contre ce phénomène. Malheureusement, leur mise en œuvre reste très souvent partielle ou incomplète, du fait du manque de capacités humaines et financières. D’autre part de nombreuses réformes législatives ont été entreprises avec l’appui de l’Unicef concernant notamment le principe d’extraterritorialité ou encore les mesures de protection et de réparation des enfants victimes d’abus et d’exploitation sexuels. Des campagnes de sensibilisation impliquant les médias, les communautés, les enfants ont été menées dans la région. En matière de prise en charge médico-psycho-sociale, de réinsertion et de suivi des enfants victimes d’abus et d’exploitation sexuels, l’Unicef s’appuie principalement sur les ONG pour pallier aux insuffisances des ministères.

La réinsertion doit se faire sur le long terme
Différents programmes de prise en charge ont ainsi été développés mais malheureusement ceux-ci restent encore aujourd’hui limités. Il est indispensable d’envisager une réinsertion à long terme. Il est insuffisant de former un grand nombre de jeunes filles à la couture ou la coiffure sans pour autant assurer un sérieux encadrement du processus de réintégration ou d’intégration.

http://www.unicef.fr/
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Pétitions de nos partenaires - Communauté : stop abus et violences
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 10:36
Dans la perspective de la Journée de la Femme du dimanche 8 mars prochain, en complément du travail de terrain réalisé par les associations, Valérie Létard a souhaité sonder [1] les attentes des jeunes filles sur leurs préoccupations et leurs aspirations.

De ce sondage, il ressort que les principales inquiétudes des jeunes filles se focalisent sur le choix de leurs études (62%) ainsi que sur leur futur accès au marché de l’emploi (48%). Quand elles se projettent en position d’agir en faveur des femmes, c’est la lutte contre les violences faites aux femmes (33%) à égalité avec la suppression des écarts salariaux entre les femmes et les hommes (33%) qu’elles citent en premier. Mais elles se préoccupent également de la conciliation vie privée/vie professionnelle (20%) et du respect de l’image de la femme dans les publicité (11%).

Interrogées sur leurs aspirations professionnelles, les jeunes filles d’aujourd’hui expriment des envies de liberté et d’indépendance. La "femme chef d’entreprise", la "femme artiste" et la "femme exerçant une profession libérale" cumulent à elles trois 82 % de citations.

A l’opposé, le statut de "femme au foyer" n’attire guère les jeunes filles interrogées qui ne sont que 5% à le plébisciter.

[1] Etude réalisée en ligne par l’institut Opinionway auprès d’un échantillon de 565 jeunes filles âgées de 15 à 18 ans, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle du chef de famille, de région et de commune de résidence et interviewées le 6 et 7 février

Les craintes des femmes de 15 à 18 ans - sondage réalisé en février 2009 : http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/pdf/Resultats_-_sondage_9_fev_09.…

Et vous quels sont vos rêves ?
Pour répondre, rendez-vous sur le forum des ados ICI
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Violence envers les femmes - Communauté : trop dure la vie....
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 10:05
Le thème 2009 : " Egalité - Parité, Réalité "

Aujourd'hui en plus de la crise écologique, la crise alimentaire, la crise de l'eau, la crise économique mondiale s'installe: dans ce contexte les droits acquis par les femmes, certes à des niveaux très différents selon les pays et leur niveau social risquent d'être remis en cause par toutes ces crises...

Aussi le thème 2009, Egalité - Parité, Réalité ? Doit permettre à chacune et chacun de s'interroger sur la réalité effective dans son pays, sa région, son quartier, son employeur de la réalité des affirmations politiques de son pays.

A chacun et chacune donc de personnaliser le thème à son sujet de préoccupation:

Y a t-il parité sur les violences faites aux hommes et aux femmes ?

Y a t-il parité sur les offres de travail faites aux hommes et aux femmes ?

Y a t-il parité sur les revenus du travail faites aux hommes et aux femmes ?

Y a t-il parité dans les équipes des parties politiques ?

Y a t-il parité au niveau des élus de mon pays, ma région, ma ville ?

Les associations ont décidé de défiler unitairement le 7 mars 2009 à Paris dans le but de défendre les droits acquis par les femmes sur un Slogan unitaire:
" Toutes et tous ensemble pour les droits des femmes ! "

La journée de la femme sera célébrée cette année encore le 8 mars. C'est l'occasion de revenir sur les grands combats qu'il reste encore à mener.
Par Le Soleil Blanc - Publié dans : Violence envers les femmes - Communauté : stop abus et violences
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